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Commentaire financier du jour

Canada

Le Canada cherche un moyen de se désengager d'un contrat de 13 milliards $ d'exportation de véhicules blindés à l'Arabie saoudite a dit le premier ministre Justin Trudeau dimanche dans un entretien télévisé. « Nous nous efforçons de voir s'il y a un moyen de ne plus exporter ces véhicules en Arabie saoudite », a-t-il affirmé à CTV dimanche, sans plus de détails. Devant l'indignation internationale soulevée par le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le gouvernement revoit la vente prévue de véhicules blindés fabriqués par General Dynamics Land Systems de London, en Ontario, une division de General Dynamics Corp. des ÉtatsUnis. Le gouvernement Trudeau a dit qu'il n'émettra plus de permis d'exportation pendant sa révision de la transaction, conclue par le gouvernement précédent. Le premier ministre avait dit auparavant que son gouvernement est lié par ce contrat, ajoutant qu'il en coûterait 1 milliard $CAN pour l'annuler.

États-Unis

Il reste au président Donald Trump et au Congrès cinq jours pour s'entendre sur une législation de dépenses à adopter sinon ils risquent de quitter Washington en laissant de grands pans de l'administration fédérale fermés pendant la période des fêtes. Il reste un seul point d'achoppement : la demande de M. Trump de 5 milliards $US pour construire le mur à la frontière mexicaine. Les démocrates ne veulent pas dépenser plus de 1,37 milliard $US pour la frontière, et le président a dit la semaine dernière qu'il serait « fier » de mettre l'administration en panne si cela forçait le Congrès à accéder à sa demande. Les législateurs ont discuté de divers scénarios, mais n'ont pas encore réussi à s'entendre avec M. Trump. Alors que le temps passe avant l'épuisement des crédits vendredi, le différend pourrait déboucher sur une fermeture prolongée, un accord de dépenses temporaire, un accord à long terme – ou une variante de toutes ces possibilités.

Europe

La première ministre britannique, Theresa May, repousse les efforts de membres de son cabinet qui essaient de prendre le contrôle de l'orientation du Brexit après que son accord s'est heurté à un mur d'opposition. Certains de ses ministres demandent que le Parlement ait la possibilité de voter sur la prochaine étape, avec une série de scrutins indicatifs des options disponibles, y compris éventuellement un deuxième référendum. Le Royaume-Uni doit quitter l'Union européenne dans trois mois, mais jusque-là rien n'indique que le Parlement britannique acceptera les conditions du divorce que Mme May a négociées avec le bloc. Sans accord, la Grande-Bretagne sortira de l'UE le 29 mars d'une manière chaotique qui menace de faire sombrer la livre sterling, d'écraser les prix immobiliers résidentiels et de provoquer des perturbations pour des millions de citoyens et d'entreprises.

Asie

Les contrats à terme sur obligations de la Chine ont dégringolé devant les craintes que les émissions par les autorités locales tôt l'an prochain n'accroissent les pressions de l'offre. Les contrats les plus actifs sur les titres de 10 ans ont chuté de 0,36 pour cent au niveau le plus bas en cours de séance depuis le 13 novembre, alors que le rendement d'obligations de durée similaire de la China Development Bank a bondi de 6 points de base. Les informations sur l'augmentation de l'émission d'emprunts au début de 2019 ont fait monter les taux, puisque l'offre d'obligations du Trésor et de titres d'emprunt locaux au début de l'année est normalement relativement faible, selon Wu Sijie, un des négociateurs les plus haut placés de la China Merchants Bank Co. à Shanghai. Face à un ralentissement de l'économie et à un différend commercial qui s'éternise avec les États-Unis, la Chine cherche à doper sa croissance.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.