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Commentaire financier du jour

Canada

La chute des ventes de voitures est une preuve de plus que l'augmentation des coûts d'emprunt commence à freiner la croissance économique canadienne peut-être plus vite que la banque centrale le prévoyait. En novembre, les ventes de véhicules légers ont plongé de 9,4 pour cent par rapport à l'année précédente, soit le recul le plus important depuis 2009, selon un rapport publié lundi par DesRosiers Automotive Consultants Inc. En dehors de la crise financière, la baisse était la plus forte depuis 2004. Par ailleurs, les données de la Banque du Canada révèlent aussi que l'expansion des prêts hypothécaires résidentiels a décéléré à 1,38 pour cent en septembre sur une base annualisée de trois mois, le rythme le plus faible depuis 1982. La banque centrale a augmenté les coûts d'emprunt cinq fois depuis juillet 2017. On s'attend généralement à ce qu'elle laisse le taux directeur inchangé ce mercredi à 1,75 pour cent, cependant d'autres hausses sont prévues l'an prochain.

États-Unis

Les taux hypothécaires chutent depuis trois semaines et cela relance l'activité de refinancement. Mais cela n'attire pas davantage d'acheteurs sur le marché immobilier résidentiel actuellement très cher. Le volume total des demandes de prêts a augmenté de 2 pour cent la semaine dernière comparativement à la semaine précédente, selon l'indice corrigé des effets saisonniers de la Mortgage Bankers Association. Le volume était en baisse de près de 19 pour cent par rapport à la même semaine il y a un an. L'activité de refinancement a fait augmenter le volume de 6 pour cent sur la semaine. Les refinancements sont très sensibles à l'évolution des taux d'intérêt d'une semaine à l'autre, puisque les emprunteurs cherchent à économiser de l'argent sur leurs remboursements mensuels. Le volume est toujours à 36 pour cent en dessous de ce qu'il était il y a un an, où les taux d'intérêt étaient plus bas.

Europe

Les actions européennes ont terminé une séance houleuse essentiellement inchangée vendredi, mais ont réussi à dégager une légère augmentation sur la semaine malgré des bénéfices variables au troisième trimestre et alors que la confrontation budgétaire entre le gouvernement populiste de l'Italie et l'Union européenne montait. L'indice paneuropéen STOXX 600 a baissé de 0,06 pour cent à la fin de la semaine, mais a marqué un gain de 0,7 pour cent sur la semaine. L'indice des actions bancaires de l'Italie, FTIT8300, a subi de fortes pertes au cours de la matinée et est descendu au plus bas depuis 22 mois alors que les obligations gouvernementales étaient liquidées après l'envoi par Bruxelles d'une lettre à Rome exigeant une explication de ses projets budgétaires. Les banques italiennes ont graduellement rattrapé leurs pertes et limité leur repli sur la journée à 0,4 pour cent.

Asie

La Chine est passée à l'action pour commencer à tenir ses engagements commerciaux après la déclaration d'une trêve cette fin de semaine avec les États-Unis, bien que l'incertitude sur la nature de l'entente persiste. Pékin commencera à mettre rapidement en place des éléments précis sur les points sur lesquels il y a un consensus avec les États-Unis et poursuivra les négociations commerciales selon « le calendrier et les plans de route » de 90 jours a dit le ministre du Commerce dans un communiqué mercredi matin en Chine. Quelques heures plus tard, Bloomberg News annonçait que les autorités ont commencé à préparer à relancer les importations de soja et du gaz naturel liquéfié des États-Unis – premier signe confirmant les dires du président Donald Trump et de la Maison-Blanche selon lesquels la Chine s'est engagée à commencer à acheter certains produits américains « immédiatement ». Au cours de l'après-midi, un porte-parole du ministre des Affaires étrangères a dit que la Chine espère accélérer les pourparlers et s'efforce de trouver une solution pour régler les problèmes.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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