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Commentaire financier du jour

Canada

La décision de l'Alberta d'ordonner des réductions de la production de pétrole freinera l'économie du Canada l'an prochain, selon certains des plus grands prêteurs du pays. Les économistes de la Banque de Montréal Benjamin Reitzes et Robert Kavcic ont prédit dans une note de recherche lundi que le produit intérieur brut pourrait augmenter de 1,8 pour cent l'an prochain, au lieu de la prévision antérieure de 2 pour cent, en cas d'arrêts prolongés de la production du secteur pétrolier. Royce Mendes de la Banque CIBC a aussi dit que le taux de croissance pourrait être réduit d'un dixième de point de pourcentage en 2019, ajoutant qu'il pourrait modifier sa prédiction d'une hausse des taux d'intérêt par la Banque du Canada, qui serait reportée en janvier. La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, a dit dimanche soir que les producteurs de la province devront réduire leur production de 325 000 barils par jour, soit de 8,7 pour cent, à partir de janvier.

États-Unis

Le marché obligataire voit apparaître des nuages à l'horizon, malgré la trêve dans la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Mais tous les stratégistes ne s'accordent pas devant les signaux d'avertissements, bien qu'ils relèvent des comportements inhabituels. Lundi, la différence entre le rendement des obligations du Trésor américain de 10 ans, à 2,97 pour cent, et le taux à 2 ans de 2,82 pour cent, s'est contractée de 5 points de base, une baisse considérable, qui est la plus forte depuis la fin de mars. Les opérateurs surveillent les écarts de rendement entre diverses obligations du Trésor depuis des mois, le long de ce qu'il est convenu d'appeler la courbe des rendements entre les obligations à long terme et celles à court terme. Et cette fois-ci, le rendement des titres de 10 ans se rapproche de plus en plus des taux à 2 ans. Si la courbe devait s'inverser, c'est-à-dire si le taux à 2ans passait audessus du taux à 10 ans de référence, cela constituerait un indice de récession. Le taux à deux ans ne se trouve actuellement qu'à 15 points de base de celui à 10 ans, soit l'écart le plus faible depuis juin 2007. Ce qui est inquiétant pour certains c'est que, lundi, la différence entre les taux à 3 et à 5 ans et entre ceux à 2 et 5 ans s'est inversée.

Europe

Le conseiller juridique de la plus haute cour de l'Union européenne a dit mardi que le Royaume-Uni peut annuler le Brexit sans demander la permission aux autres États membres de l'UE. La livre sterling a rapidement grimpé pour établir des records de séance après la publication de la nouvelle, se négociant autour de 1,2806 par rapport à l'USD à 9 h 20 à Londres, après avoir avoisiné les 1,2720 USD. Un groupe de députés écossais avaient demandé une décision sur la possibilité d'une révocation, avant la date limite du 20 mars 2019, de la demande de sortie de l'Union du Royaume-Uni en vertu de l'article 50. Cet article permet à un pays membre de déclencher le processus de retrait de l'UE. La première ministre Theresa May a invoqué la clause de retrait en mars 2017.

Asie

Les présidents américain et chinois, Donald Trump et Xi Jinping, ont peutêtre décidé d'une pause dans l'escalade de leur guerre commerciale, mais les divergences de vues des deux pays sur la technologie et les entreprises soutenues par l'État rendront les négociations difficiles entre les deux géants économiques, selon les analystes. « Fortement attaché au modèle de développement économique chinois, Xi Jinping continuera d'assurer l'appui de l'État à des secteurs ciblés, particulièrement dans le domaine de la technologie dans le cadre de son programme Made in China 2025 », a écrit Eleanor Olcott, analyste de la politique chinoise du bureau d'études TS Lombard, lundi.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.