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Commentaire financier du jour

Canada

La plus grande province productrice de pétrole du Canada a ordonné une réduction de la production sans précédent, afin de tenter d'alléger la crise dans le secteur de l'énergie du pays et participer au mouvement mondial pour combattre le récent effondrement des prix. Le plan annoncé dimanche réduira la production de pétrole brut et de bitume de l'Alberta de 325 000 barils par jour, soit de 8,7 pour cent, à partir de janvier jusqu'à ce que l'excédent de stocks de pétrole diminue. La réduction diminuerait ensuite à 95 000 barils par jour jusqu'à la fin de l'année prochaine au plus tard. Avec la réduction, c'est le cinquième producteur mondial qui suit un engagement renouvelé par l'Arabie saoudite et la Russie à prolonger leur accord pour gérer le marché pétrolier. Les contrats à terme sur le West Texas Intermediate ont continué d'augmenter après l'annonce de l'Alberta, grimpant de 5,7 pour cent lundi. Les prix mondiaux ont baissé le mois dernier plus que jamais depuis une décennie, ce qui a particulièrement mis à mal les producteurs en Alberta avec la hausse de la production de sables pétrolifères, une insuffisance de capacité des oléoducs et l'arrêt de raffineries américaines pour des travaux d'entretien.

Statistique Canada a annoncé vendredi que le taux d'épargne des ménages, qui représente la proportion du revenu disponible restant après déduction des dépenses, a baissé à 0,8 pour cent au troisième trimestre, soit le niveau le plus bas depuis le début de 2017. Il atteignait en moyenne 1,4 pour cent au cours de l'année dernière, ce qui est le plus mauvais chiffre sur une base annuelle depuis 2005.

États-Unis

Les actions ont bondi lundi après la déclaration d'une trêve dans la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, alors que les obligations du Trésor et le dollar américains battaient en retraite. Le pétrole a rebondi devant la perspective d'une réduction de la production.

Il y a longtemps que l'indice S&P 500 n'a pas frôlé le passage risqué de sa moyenne mobile de 50 jours sous sa moyenne mobile de 200 jours. Mais la meilleure semaine de l'indice en sept ans – grâce au ton accommodant de la Réserve fédérale – et la suspension des nouveaux tarifs douaniers entre les États-Unis et la Chine lui permettent à nouveau de s'éloigner de l'intersection baissière. Les contrats à terme sur l'indice S&P 500 ont regagné 1,9 pour cent lundi, signalant que l'indice devra encore grimper de plus de 4,5 pour cent pour atteindre la moyenne de fin d'année de 2 942 estimée par les analystes.

Europe

GlaxoSmithKline Plc s'est engagée à acheter Tesaro Inc. au prix de 4 milliards de livres (5,1 milliards $US), dans une tentative de la chef de la direction Emma Walmsleyto de revitaliser les projets de médicaments contre le cancer du fabricant britannique.

Asie

La Banque du Japon n'a pas constaté l'amélioration espérée du fonctionnement de son marché obligataire dans son plus récent sondage trimestriel, ce qui l'expose à la critique de ceux qui estiment qu'elle doit faire plus pour remédier aux distorsions sur le marché.

Le yuan chinois s'est renforcé comme jamais depuis 2016 et les actions ont monté après que les présidents Xi Jinping et Donald Trump ont dit qu'ils n'annonceront pas de nouveaux droits de douane pendant 90 jours. Le yuan a augmenté de 1,09 pour cent à 6,8830 pour 1 USD. L'indice CSI 300 a gagné 2,8 pour cent à la clôture, grâce aux reprises de ZTE Corp., Hangzhou Hikvision Digital Technology Co. et des exportateurs qui ont le plus à gagner de l'amélioration des relations commerciales. L'augmentation du rendement de l'obligation gouvernementale de 10 ans de référence a gagné 2 points de base à 3,40 pour cent. L'accord implique que les États-Unis suspendront des plans antérieurs d'augmentation des droits sur 200 milliards $ de marchandises chinoises, qui devaient entrer en vigueur en janvier.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.