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Commentaire financier du jour

Canada

La faiblesse des prix du pétrole en Alberta amène les économistes à remettre en question leurs prévisions à propos de la prochaine hausse des taux d'intérêt par la Banque du Canada. Alors qu'un nouveau tour de vis était considéré comme certain il y a deux semaines à peine, des doutes commencent à poindre; on se demande si la banque centrale n'attendra pas le mois de janvier pour une nouvelle hausse si les prix du brut lourd canadien ne rebondissent pas. Dans des rapports parus depuis 24 h, la Banque Toronto-Dominion et la Banque de Montréal ont mis un bémol à leurs prévisions, alors que les opérations sur swaps donnent à penser que les investisseurs réduisent aussi leurs paris.

La Banque Royale du Canada a annoncé la plus forte marge nette sur les intérêts depuis cinq ans, poussant les résultats trimestriels au-delà des estimations des analystes et portant le profit annuel de sa division des services bancaires canadiens à un niveau record. Les banques canadiennes ont été les bénéficiaires de la hausse des taux d'intérêt, qui augmente leur marge nette – la différence entre ce qu'une banque demande pour des prêts et ce qu'elle paie pour les dépôts – ainsi que leurs revenus d'intérêts nets. Dans le cas de la Banque Royale, les marges de ses services bancaires canadiens ont bondi à 2,77 pour cent, selon un communiqué du siège social de la banque à Toronto paru mercredi. C'est le niveau le plus élevé depuis le troisième trimestre 2013.

États-Unis

Le cours du pétrole est descendu sous les 50 $US à New York pour la première fois en plus d'un an alors que les négociateurs craignaient que l'OPEP ne réagisse pas de manière décisive pour liquider les excédents sur le marché mondial. Tous les regards sont braqués sur le sommet du G20 en Argentine cette fin de semaine, où Vladimir Poutine de Russie et Mohammed Ben Salman d'Arabie saoudite discuteront probablement de la coordination de leur politique pétrolière, mais les deux dirigeants ont des raisons de se montrer prudents. Protégé par un excédent budgétaire et la faiblesse du rouble, M. Poutine a dit hier que le cours actuel convient parfaitement à la Russie. Pour sa part, le prince saoudien, sous pression depuis l'assassinat de Jamal Khashoggi, ne peut pas se permettre de s'aliéner le président Donald Trump.

Europe

Les trois chiens de garde financiers de l'Union européenne ont proposé une dispense limitée de la déclaration des marges sur les opérations sur dérivés non compensées pour limiter les perturbations du marché si la GrandeBretagne quitte l'UE en mars prochain sans accord. L'Autorité bancaire européenne, l'Autorité européenne des marchés financiers et l'Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles ont dit dans un communiqué conjoint que l'exemption limitée donnerait aux participants du marché le temps de « nover » ou de transférer des contrats de GrandeBretagne à l'UE. « Les contreparties devraient commencer à négocier dès que possible les novations de leurs transactions qui relèvent de cette réglementation de modification, puisqu'ils ont douze mois pour s'en prévaloir », disent-ils en substance.

Asie

Morgan Stanley a prévenu que les prix des voitures vont monter après des indices d'une nouvelle escalade dans la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, a annoncé mercredi qu'il examinait des moyens de hausser les droits sur les véhicules chinois à 40 pour cent, ce qui correspond à la taxe que Pékin prélève actuellement sur les voitures de fabrication américaine. Ces tensions affecteront probablement autant les consommateurs que les constructeurs automobiles, a dit Adam Jones, analyste en chef du secteur automobile de Morgan Stanley aux États-Unis, à Sri Jegarajah de CNBC jeudi. « Le secteur automobile est la quintessence même des chaînes d'approvisionnement mondiales », a dit M. Jones au Sommet AsiePacifique de Morgan Stanley à Singapour. « Toute perturbation des échanges – que ce soit entre la Chine et les États-Unis ou entre l'Europe et les États-Unis ou le Japon – entraînera une inflation. »

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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