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Commentaire financier du jour

Canada

L'heure n'est peut-être pas encore au champagne dans le secteur canadien de l'énergie, mais un rebond des prix du brut local pourrait donner des raisons d'espérer. Maintenant que des producteurs comme Cenovus Energy Inc. expédient plus de pétrole par rail et que les raffineries américaines se remettent en marche à l'issue d'une longue saison de travaux de maintenance, le brut canadien a récupéré un peu après ses pertes historiques. Depuis qu'il a atteint un plancher record le 15 novembre, le prix au comptant du Western Canada Select a augmenté de 35 pour cent, soit de 4,65 $ le baril.

Les goulots d'étranglement n'empêchent pas la production de pétrole brut du Canada d'augmenter, selon la prévision la plus récente de l'Office national de l'énergie. La production atteindra en moyenne 4,59 millions de barils par jour, soit 22 000 de plus que prévu précédemment, selon les chiffres de l'autorité canadienne de réglementation de l'énergie. L'augmentation des prévisions de production arrive alors même que le manque de capacité des oléoducs a fait chuter le prix du brut canadien à un plancher record et poussé certains producteurs, dont Canadian Natural Resources Ltd. et Athabasca Oil Corp., à réduire leur débit d'environ 160 000 barils par jour, selon des estimations de Valeurs mobilières TD Inc.

États-Unis

Le président Donald Trump envisagera d'annuler toutes les subventions que touche General Motors après l'annonce de plans de réduction de la production dans plusieurs usines des États-Unis, a-t-il dit mardi. « Nous songeons maintenant à supprimer toutes les subventions à GM, y compris... pour les voitures électriques », a écrit le président dans deux messages sur Twitter. Les actions du constructeur automobile ont chuté après ces messages et étaient en baisse de plus de 3 pour cent mardi aprèsmidi, dans ce qui allait être leur pire journée du mois. Dans un communiqué publié mardi, GM a affirmé qu'elle était « déterminée à maintenir une forte présence manufacturière aux États-Unis » et notait que « bon nombre des travailleurs affectés [par les fermetures d'usines] auront la possibilité 'être mutés dans d'autres usines GM ».

Europe

Le gouvernement britannique a intensifié ses avertissements contre un Brexit sans accord mercredi, disant que cela infligerait un rude coup à l'économie alors que le plan de la première ministre Theresa May, auquel beaucoup de membres du Parlement sont opposés, minimiserait l'impact. Le gouvernement a affirmé que, dans un scénario ressemblant à l'accord conclu par Mme May avec les autres chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne, l'économie serait plus petite de 2,1 pour cent dans 15 ans que si le pays restait dans l'Union. Le revers pour l'économie serait plus grand à 3,9 pour cent sur la base de l'accord de Mme May et de 9,3 pour cent dans l'hypothèse d'une migration nette nulle de l'UE à l'avenir.

Asie

Catherine Cai, la vice-présidente directrice et présidente du conseil de la branche Greater China d'UBS a présenté une évaluation optimiste de la deuxième économie du monde malgré le conflit commercial avec les États-Unis. S'exprimant à la conférence East Tech West dans le district de Nansha de Guangzhou, en Chine, elle a dit qu'elle s'attend toujours à une « croissance modérée » sur le marché boursier chinois l'an prochain et a laissé entendre que les investisseurs devraient conserver des actifs de ce pays dans leurs portefeuilles. « Je continue de croire, opinion que partage UBS, que la Chine représente toujours le plus grand nombre de possibilités d'investissement au monde ... Nous pensons toujours que la prochaine année sera marquée par une croissance modérée du marché boursier ainsi que du PIB », a-t-elle dit à Geoff Cutmore de CNBC, mercredi.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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