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Commentaire financier du jour

Canada

Bombardier Inc. ne va pas nécessairement subir une rétrogradation de sa note de crédit même si la révision de ses flux de trésorerie a fait chuter le cours de ses obligations la semaine dernière, a dit l'analyste de Standard & Poor's Alessio Di Francesco. Le fait que nous « nous attendions à ce que les flux de trésorerie disponibles soient négatifs cette année, ne signifie pas qu'il y aura un effet négatif sur la notation, a dit M. Di Francesco lors d'un entretien téléphonique. Nous croyons que cette société a de bonnes perspectives, dirais-je, de restaurer ses flux de trésorerie disponibles. »

États-Unis

Target a fait état de résultats contrastés mardi, avec un chiffre d'affaires légèrement supérieur aux estimations des analystes, mais un bénéfice inférieur, car les investissements dans sa chaîne d'approvisionnement ont écrasé les mages de profit. Malgré la déception du bénéfice, Target a maintenu ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice. Ses actions ont chuté de plus de 10 pour cent avant l'ouverture des marchés quand l'information a été connue. Le taux de marge brute de Target au troisième trimestre a chuté à 28,7 pour cent comparativement à 29,6 pour cent il y a un an. La société attribue la baisse à l'augmentation des coûts de la chaîne d'approvisionnement alors qu'elle exécute davantage de commandes en ligne en prévision de la saison des fêtes. Target a aussi dit avoir commandé plus de stock pour les fêtes pendant le trimestre, plus tôt que l'an dernier.

Lowe's a annoncé mardi un bénéfice et un chiffre d'affaires trimestriels qui ont dépassé les estimations des analystes, bien que les ventes à établissements identiques aient été moins fortes que ce qu'avait anticipé Wall Street, et la société a réduit ses estimations pour l'ensemble de l'année. Lowe's a fait état d'un bénéfice net au troisième trimestre de 629 millions $US, soit 78 cents par action, comparativement à 872 millions $, ou 1,05 $ par action, un an plus tôt. La société a abaissé sa prévision de croissance des ventes pour l'ensemble de l'exercice à environ 4 pour cent par rapport à son estimation antérieure d'environ 4,5 pour cent. Elle s'attend maintenant à ce que les ventes à magasins identiques augmentent de 2,5 pour cent, comparativement à son estimation antérieure d'un gain de 3 pour cent.

Europe

L'euro a chuté sous son sommet inégalé depuis deux semaines mardi, entraîné par une liquidation sur les marchés boursiers du monde et la nervosité au sujet des banques italiennes alors que le franc suisse et le yen japonais étaient propulsés à la hausse. Plus tôt, les commentaires prudents en soirée de représentants de la Réserve fédérale américaine au sujet des perspectives économiques mondiales, la faiblesse des statistiques américaines et une liquidation à Wall Street avaient ébranlé le dollar américain et soutenu la monnaie unique. Mais l'euro a reperdu ses gains parce que la déroute des actions technologiques a semé l'effroi sur les marchés boursiers européens; les actions bancaires ont touché un creux inégalé depuis deux ans et les obligations italiennes ont de nouveau été bradées à cause de la poursuite de la confrontation avec l'Union européenne au sujet des plans budgétaires de Rome.

Asie

Les actions technologiques ont chuté en Asie mardi, après la forte liquidation la veille d'actions telles que Facebook, Apple et Amazon à Wall Street. Les actions de fournisseurs d'Apple en Asie étaient nettement en baisse mardi, après que le géant de la technologie a dévissé au cours de la nuit parce qu'un article du Wall Street Journal indiquait qu'Apple avait sabré ses commandes de nouveaux modèles de l'iPhone. À Taiwan, le géant de la fabrication en sous-traitance Hon Hai Precision, mieux connue sous le nom de Foxconn, a recul de 3,27 pour cent au cours de la journée alors que la société qui assemble les iPhone, Pegatron a baissé de 1,71 pour cent. Au Japon, les actions du fabricant de pièces électroniques TDK ont cédé 1,92 pour cent tandis que le fabricant de composantes, Murata Manufacturing, perdait 3,53 pour cent.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.