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Commentaire financier du jour

Canada

Les prix du pétrole brut canadien ont remonté vendredi à la faveur d'une augmentation de la demande des raffineries américaines et de l'augmentation des volumes transportés par wagons-citernes. Le différentiel du Western Canadian Select lourd avec les contrats à terme sur le brut West Texas Intermediate a diminué à 39,25 $US le baril, au plus bas depuis septembre, selon les données de Bloomberg. Le prix absolu a augmenté à 17,43 $US le baril après avoir chuté jeudi au plus bas depuis une décennie selon les données de Bloomberg.

Le secteur immobilier résidentiel jadis éthéré réalise le meilleur ralentissement contrôlé pour les autorités publiques qui essaient de calmer le jeu sans provoquer une implosion. La plus récente vague de données indique que le marché n'a connu qu'un ajustement modeste des prix face à une augmentation des taux d'intérêt et à un resserrement de la réglementation pour freiner un essor qui avait vu augmenter les valeurs à plus de leur double à Toronto et Vancouver depuis 2009.

États-Unis

On peut s'attendre à ce que le dollar américain baisse en 2019 à mesure que la croissance américaine ralentira au rythme de l'expansion dans le reste du monde, d'après Goldman Sachs. Ses analystes n'excluent pas une nouvelle appréciation modeste de l'USD à la fin de 2018 ou au début de 2019 alors que la croissance intérieure ferme, la poursuite de la hausse des taux par la Fed, la faiblesse de l'activité économique à l'étranger et une importante diminution des tendances des actifs à risque se prolongent un peu plus. Plusieurs changements du contexte économique mondial conjugués à quelques facteurs négatifs à moyen terme indiquent plus de probabilités de baisse que de hausse de l'USD en 2019. L'euro a de la marge pour s'apprécier, mais seulement en cas de résolution ou de limitation de la confrontation budgétaire en Italie; en attendant, les risques penchent plutôt du côté d'une baisse.

Colfax Corp. s'est engagée à acheter DJO Global Inc. au géant du capitalinvestissement Blackstone Group LP au prix de 3,15 milliards $US au comptant pour prendre pied dans le marché lucratif des appareils orthopédiques.

L'indice S&P 500 a rebondi de près de 4 pour cent depuis son creux du 29 octobre, mais les secteurs de la technologie de l'information et des services de communication ont accusé un retard (en hausse de 1,7 % et 2,6 % respectivement dans ce laps de temps). Apple est le plus faible dans la moyenne Dow depuis ce jour-là avec une baisse de près de 9 % et une percée alarmante sous sa moyenne mobile de 200 jours, alors que Facebook a clôturé vendredi au plus bas en 52 semaines de nouveaux scandales ayant pris le relais de celui de Cambridge Analytica.

Europe

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a dit penser que le Royaume-Uni et l'Union européenne approchent doucement d'un accord définitif sur le Brexit qui devrait être conclu dans les prochaines semaines. « Le Brexit est une tragédie pour l'Europe; il ne faut pas aggraver les choses avec un départ désordonné », a-t-il dit à la chaîne de télévision France 24 dans un entretien dimanche.

Les actions européennes ne semblent pas connaître de répit. La chute de Renault SA à la suite d'allégations de fraude fiscale contre son PDG a fait reperdre les gains antérieurs du titre.

Asie

Les exportations mensuelles du Japon dénotent une belle récupération après une série de catastrophes naturelles, même si les perspectives à plus long terme ont été ternies par les risques d'une guerre commerciale et la diminution de la demande de la Chine. La valeur des livraisons a augmenté de 8,2 pour cent en octobre par rapport à un an plus tôt, sensiblement en accord avec une prévision de hausse de 8,9 pour cent, selon le ministère des Finances. Les chiffres publiés lundi ont révisé la chute de septembre à un recul de 1,3 pour cent.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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