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Commentaire financier du jour

Canada

Bombardier Inc. prévoit de supprimer environ 5 000 emplois en vendant son unité des avions à turbopropulseurs et une branche de formation alors que le chef de la direction Alain Bellemare poursuit le redressement de la plus grande société aérospatiale du Canada. Le produit net de la vente de ces actifs sera d'environ 900 millions $, a dit Bombardier dans un communiqué ce matin. La réduction de l'effectif, la troisième depuis que M. Bellemare a pris la direction de l'entreprise grevée de dettes en 2015, fera économiser environ 250 millions par an d'ici 2021 tout en entraînant une charge équivalente l'an prochain.

Près de deux ans après qu'Exxon Mobil Corp. a retiré des milliards de barils de brut tiré des sables bitumineux de ses réserves, sa branche canadienne, la Compagnie Pétrolière Impériale Ltée, investit à nouveau, affirmant que, maintenant que les faibles prix du brut canadien ont fait fuir d'autres grandes sociétés, le moment est propice pour bâtir. Rich Kruger, le chef de la direction de l'Impériale, explique qu'il est temps de construire le projet d'Aspen de 2,6 milliards $ dans le nord de l'Alberta tant que les autres ne le font pas, pour économiser de l'argent.

États-Unis

L'effondrement du marché boursier américain en octobre, le pire depuis 2001, serait en patrie attribuable au trop faible nombre d'entreprises qui ont racheté leurs actions. Mais cela change vite et dynamise le marché qui est reparti à la hausse depuis la fin du mois dernier. L'indice S&P 500 a grimpé de 6,5 pour cent depuis le creux du mois dernier. L'indice S&P 500 des rachats d'actions affiche un résultat encore meilleur de plus de 1 point de pourcentage. Berkshire Hathaway de Warren Buffett et le géant de la diffusion de musique Spotify font partie des sociétés qui ont annoncé récemment des projets de déploiement de leurs trésoreries dans leurs propres actions. Et il y en aura probablement beaucoup d'autres. La demande d'actions américaines par les sociétés augmentera de 100 milliards $US en 2019 comparativement à cette année, pour s'établir à environ 700 milliards $US, sous l'impulsion des rachats, selon des estimations de Goldman Sachs Group Inc.

Europe

L'Union européenne a chiffré les motifs de sa frustration devant l'Italie. Après avoir accusé Rome de se montrer trop optimiste dans ses hypothèses sur l'effet de son plan de dépense, elle a dit jeudi que la croissance économique l'an prochain sera plus faible que ce que prévoit le gouvernement et que le déficit budgétaire du pays se rapprochera dangereusement de la limite de 3 pour cent de l'UE. Les obligations italiennes ont dérapé, faisant monter le taux de l'obligation de 10 ans de cinq points de base à 3,39 pour cent. L'écart avec les Bunds allemands s'est creusé, tout en restant moins béant qu'il l'a déjà été récemment. Le rapport, qui fait partie d'un aperçu de l'économie européenne, marque un nouveau coup dans les escarmouches entre les autorités de Bruxelles et le gouvernement italien à propos du budget expansionniste de ce dernier. Le gouvernement italien dit devoir soutenir l'économie qui est à la traîne du reste de la zone euro depuis des années, mais l'UE et les investisseurs craignent pour le sort de la montagne de dettes de l'Italie.

Asie

La croissance des exportations de la Chine a accéléré en octobre où les sociétés se sont dépêchées d'effectuer des livraisons avant l'entrée en vigueur du projet de hausse des tarifs douaniers du président Donald Trump. Les exportations en dollars US ont augmenté de 15,6 pour cent en octobre par rapport à l'année précédente, dépassant les estimations des économistes de 11,7 pour cent. Les importations ont augmenté de 21,4 pour cent, soit 14,5 pour cent de plus que prévu. L'excédent commercial a augmenté à 34 milliards $US.

En 11 mois à peine, la Chine qui n'avait aucune obligation de sociétés en dollars US en difficulté en a accumulé plus que tout autre marché émergent. La deuxième économie au monde a 15 obligations dont l'écart ajusté en fonction des options par rapport aux obligations du Trésor américain était supérieur à 1 000 points de base le 6 novembre, selon un indice Bloomberg Barclays. Cela représente plus que tous les autres pays de l'indice combinés. La guerre commerciale qui continue et le ralentissement de la croissance économique après des années d'expansion effrénée mettent à mal les entreprises fortement endettées du pays. Les promoteurs immobiliers en particulier doivent composer avec une flambée des coûts d'emprunt alors que les pressions pour le refinancement s'intensifient et que le gouvernement multiplie ses efforts pour freiner la hausse des prix immobiliers.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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