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Commentaire financier du jour

Canada

Generation Investment Management LLP d'Al Gore et la Caisse de dépôt et placement du Québec font équipe pour prendre le contrôle du fournisseur de services de gestion de patrimoine FNZ dans le cadre d'une des plus grandes transactions dans le domaine de la technologie financière. L'acquisition de la participation détenue par deux sociétés de capital-investissement, General Atlantic et HIG Capital, valorise FNZ à environ 1,65 milliard de livres (2,2 milliards $US). La transaction est le premier investissement effectué par un nouveau partenariat alliant la deuxième caisse de retraite du Canada et la société d'investissement cofondée par l'ancien vice-président américain, Al Gore, et un ex-associé de Goldman Sachs Group Inc., David Blood. Le duo prévoit de déployer 3 milliards $US initialement pour des investissements de 8 à 15 ans, adoptant une optique plus longue que cela se fait habituellement pour un placement privé. L'entente FNZ s'ajoute à une série croissante de transactions dans la technologie financière, qui a totalisé plus de 39 milliards  $US au premier semestre notamment dans le domaine du traitement des paiements, des données financières et de l'apprentissage machine.

La raffinerie d'Irving Oil Corp. au Nouveau-Brunswick, grand fournisseur de carburants et de combustibles pour le nord-est des États-Unis, a été arrêtée après une explosion et un incendie dans une unité diesel. L'hydrotraiteur, qui retire le souffre du carburant diesel pour respecter les normes environnementales, se trouvait dans la partie de la raffinerie qui est toujours en fonction, alors que d'autres unités avaient été arrêtées pour des travaux de maintenance planifiés pour ce mois. Les stocks de distillats sur la côte est, qui comprennent le mazout de chauffage domestique, se situent déjà à 15 pour cent sous la moyenne quinquennale, si bien que les propriétaires résidentiels pourraient voir grimper leur facture de chauffage.

États-Unis

Le FMI estime que l'économie mondiale plafonne et a révisé sa prévision de croissance à la baisse pour la première fois en plus de deux ans, mettant en cause l'escalade des tensions commerciales et les tensions sur les marchés émergents. Le fonds a projeté une expansion mondiale de 3,7 pour cent cette année et l'an prochain, en baisse par rapport à celle de 3,9 pour cent projetée il y a trois mois. C'était la première révision à la baisse depuis juillet 2016.

Un nouveau président de la réserve fédérale cherche à faire monter les taux d'intérêt alors que l'économie américaine dépasse celles du reste du monde après des réductions d'impôts par un président républicain. 2018 ? Non, 1987, selon un rapport de stratégistes de Morgan Stanley. La leçon de l'histoire pour les investisseurs est qu'ils devraient peut-être se préparer à une politique monétaire plus serrée que celle qu'ils anticipent actuellement. Il y a trente et un ans, la Bundesbank allemande a retiré par surprise de la liquidité dans un contexte économique analogue et il y a des risques que la Banque centrale européenne et la Banque du Japon se montrent maintenant plus restrictives que ce sur quoi parient les marchés financiers, selon les stratégistes dirigés par Hans Redeker.

La liquidation d'obligations du Trésor américain continue, et le taux de l'obligation de référence de 10 ans a atteint 3,25 pour cent, le niveau le plus élevé depuis mai 2011. Ce mouvement se produit alors que le marché se prépare au lancement de 74 milliards $US de nouveaux emprunts cette semaine pour des échéances de trois, 10 et 30 ans. Morgan Stanley a jeté l'éponge sur sa prévision d'aplatissement de la courbe des rendements américaine pour 2018 dans une note intitulée « Mea culpa », disant que la vigueur des données économiques a conduit les investisseurs à réévaluer les prévisions à la fois de la politique de la Fed et de la croissance.

Europe

La Banque d'Angleterre a augmenté sa pression sur l'Union européenne pour qu'elle aide à écarter la menace que représente un Brexit sans entente de divorce pour des milliers de milliards de contrats de dérivés et des millions de polices d'assurance.

Le Danemark projette de remettre à plus tard des augmentations d'impôts sur les véhicules électriques dans le cadre d'un ensemble de mesures par lesquelles le gouvernement cherche à consolider la réputation de pionnier vert du pays et à aider à atteindre ses objectifs climatiques.

Asie

La débâcle de 220 milliards $US des actions de Tencent Holdings Ltd. est entrée dans l'inconnu. Le géant chinois d'Internet a non seulement perdu plus de valeur boursière que toute autre société au monde cette année, mais sa chute de 38 pour cent depuis un record en janvier est maintenant la plus forte depuis que Tencent a été introduite à la bourse de Hong Kong en 2004. L'action est enlisée dans une tendance à la baisse depuis 259 jours civils – un record – et mardi elle a égalé sa plus longue série de pertes consécutives après avoir chuté une huitième séance de suite. Elle n'a jamais connu pire par rapport aux autres actions mondiales du secteur de la technologie.

Les actions asiatiques ont chuté, car la hausse des taux des obligations du Trésor américain a réduit l'attrait des actifs des pays en développement alors que les marchés digèrent une aggravation apparente des relations entre les États-Unis et la Chine. Les obligations souveraines ont baissé, tandis que les actions ont connu un sort variable.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.