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Commentaire financier du jour

Canada

Le pétrole canadien a plongé à un creux record par rapport au brut américain, sous l'effet d'une réduction des capacités de raffinage aux États-Unis et d'un bond de la production de nouveaux mégaprojets de sables bitumineux qui ont engorgé le réseau d'oléoducs du pays. Les travaux d'entretien de raffineries américaines étalés sur les six prochains mois provoqueront des goulots d'étranglement tant que ces établissements seront arrêtés, empêchant l'écoulement de parties de la production de brut lourd canadien. Cette dynamique, conjuguée à l'augmentation de la production de projets nouvellement mis en services comme la mine Fort Hills de Suncor Énergie  Inc. et à l'amélioration de l'efficacité d'exploitations existantes, est déjà enclenchée. Le différentiel de prix du Western Canada Select par rapport au brut américain a plongé à 43,25 $US le baril jeudi, plus que jamais selon les données de Bloomberg qui remontent à 2008.

Justin Trudeau rêve d'un resserrement des liens du Canada avec la Chine. L'accord qu'il vient de signer avec Donald Trump rend ce rêve plus difficile à réaliser. Le nouvel accord commercial passé entre les États-Unis, le Mexique et le Canada comprend une disposition qui oblige tout membre de l'accord à aviser les deux autres s'il entreprend des pourparlers commerciaux avec une économie hors du marché. Si ces pourparlers aboutissent à une entente, le signataire pourrait être exclu du pacte nord-américain. C'est une clause qui vise essentiellement la Chine alors que l'administration Trump s'arme en vue de sa guerre commerciale avec Pékin.

États-Unis

Les sociétés de câblodistribution ont commencé à offrir des services de téléphonie mobile – tendance qui pourrait ouvrir la voie à une fusion de TMobile US Inc. et Sprint Corp., parce qu'il y a plus de chances que les autorités de réglementation autorisent la transaction si elle conclut qu'il restera assez de concurrence malgré le rapprochement des deuxième et troisième opérateurs de télécommunications mobiles.

Le problème de technologie de l'information de Costco, qui a chamboulé sa tenue des comptes et fait chuter le titre jeudi, était lié au fait que des employés avaient encore accès aux données financières alors qu'ils auraient dû en être empêchés. Au cours du trimestre terminé le 2 septembre, le bénéfice par action de Costco était à la hauteur des estimations. Mais les marges bénéficiaires ont diminué parce qu'une plus forte proportion des ventes totales provenait de l'essence, moins lucrative pour la société que les marchandises de ses magasins.

Europe

L'Union européenne s'engage à rechercher un accord commercial rapide et limité avec les États-Unis dans l'espoir d'échapper à la menace des tarifs douaniers américains sur les voitures et pièces automobiles de l'UE.

Les représentants européens et britanniques étaient optimistes vendredi au sujet de la conclusion d'un accord de divorce au cours des prochaines semaines. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a dit que les négociateurs travaillent « jour et nuit » pour y parvenir. Les parties espèrent pouvoir faire des progrès sur la question épineuse de la frontière irlandaise à temps pour un sommet qui doit se tenir le 17 octobre et sceller l'accord un mois plus tard.

Asie

Les actions technologiques asiatiques sont prises au piège de l'escalade de la confrontation entre les deux plus grandes puissances économiques du monde, qui matraque ceux qui ont le plus à perdre. L'indice MSCI TP Asie-Pacifique de la technologie de l'information est descendu au plus bas depuis juillet 2017 vendredi alors que les investisseurs digéraient un article de Bloomberg News selon lequel Pékin a piraté des réseaux informatiques américains en utilisant une puce fabriquée par ses espions.

L'indice S&P BSE Sensex de l'Inde a cédé 2,3 %, plus que jamais depuis février, portant sa dégringolade depuis le sommet du mois d'août à 12 % après que la Banque de réserve d'Inde a, contre toute attente, laissé ses taux d'intérêt inchangés.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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