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Commentaire financier du jour

Canada

Les obligations canadiennes ont été rattrapées par un mouvement mondial de liquidation. Les taux des obligations fédérales de 10 ans ont en effet bondi au plus haut depuis plus de quatre ans, car les opérateurs parient sur une hausse plus rapide des taux directeurs après la signature d'un nouvel accord commercial avec les États-Unis. Le taux des obligations de référence échéant en 2028 a atteint un sommet de 2,547 pour cent mercredi, le plus haut depuis avril 2014 après un plancher d'environ 2,05 pour cent en janvier. Le taux des obligations de 2 ans a atteint un sommet inégalé depuis une décennie à 2,311 pour cent, alors que celui à cinq ans a bondi au plus haut depuis 2011, à 2,453 pour cent.

Le pétrole frisait un record atteint il y a quatre ans alors que les États-Unis poussaient l'OPEP à augmenter sa production puisque tout indique que les sanctions américaines contre l'Iran vont handicaper les marchés mondiaux. Les contrats à terme sur le brut West Texas Intermediate ont grimpé de 4 pour cent cette semaine et se maintenaient au-dessus de 76 $US le baril jeudi. Le département d'État américain a dit qu'il a encouragé l'Organisation des pays exportateurs de pétrole à « utiliser ses capacités de réserve pour faire en sorte que l'offre mondiale réponde à la demande », quelques heures à peine après que l'Arabie saoudite – le plus grand pays membre de l'OPEP – eut dit qu'elle pompait du pétrole à des rythmes presque records.

États-Unis

Les obligations canadiennes ont été rattrapées par un mouvement mondial de liquidation. Les taux des obligations fédérales de 10 ans ont en effet bondi au plus haut depuis plus de quatre ans, car les opérateurs parient sur une hausse plus rapide des taux directeurs après la signature d'un nouvel accord commercial avec les États-Unis. Le taux des obligations de référence échéant en 2028 a atteint un sommet de 2,547 pour cent mercredi, le plus haut depuis avril 2014 après un plancher d'environ 2,05 pour cent en janvier. Le taux des obligations de 2 ans a atteint un sommet inégalé depuis une décennie à 2,311 pour cent, alors que celui à cinq ans a bondi au plus haut depuis 2011, à 2,453 pour cent.

Le pétrole frisait un record atteint il y a quatre ans alors que les États-Unis poussaient l'OPEP à augmenter sa production puisque tout indique que les sanctions américaines contre l'Iran vont handicaper les marchés mondiaux. Les contrats à terme sur le brut West Texas Intermediate ont grimpé de 4 pour cent cette semaine et se maintenaient au-dessus de 76 $US le baril jeudi. Le département d'État américain a dit qu'il a encouragé l'Organisation des pays exportateurs de pétrole à « utiliser ses capacités de réserve pour faire en sorte que l'offre mondiale réponde à la demande », quelques heures à peine après que l'Arabie saoudite – le plus grand pays membre de l'OPEP – eut dit qu'elle pompait du pétrole à des rythmes presque records.

Europe

Les actions européennes ont baissé; les opérateurs pondéraient leurs portefeuilles d'actions face à la hausse des taux des obligations du Trésor américain et les titres du secteur de la consommation ont donné le ton de la baisse.

Les obligations européennes ont dérapé après la chute des américaines alors que les investisseurs misaient sur une augmentation plus rapide que prévu des taux d'intérêt américains. Les Bunds allemands étaient en tête de la baisse dans la zone euro, où les taux à 10 ans ont grimpé au plus haut depuis une semaine, alors que les gilts du Royaume-Uni se rapprochaient du niveau le plus élevé en deux ans et demi. Les taux des obligations du Trésor américain ont monté au plus haut depuis 2011 après que le président de la Fed, Jerome Powell, a dit mercredi que les taux d'intérêt pourraient dépasser le niveau neutre à long terme.

Asie

La dernière fois que les actions des marchés émergents étaient si peu chères, le monde était en pleine crise financière. La valorisation de l'indice MSCI des marchés émergents, basée sur un multiple des projections de bénéfice, a sombré jeudi au plus bas depuis octobre 2008 par rapport à l'indice S&P 500. Une débâcle des actifs plus risqués dans le sillage de la normalisation de la politique monétaire de la Fed fait mentir les prévisions d'une reprise rapide des actions des pays en développement.

Il faudra mettre à jour les Abenomics pour soutenir la revitalisation économique du Japon, avec une poursuite des mesures de stimulation monétaire et des réformes en profondeurs des marchés, a dit le Fonds monétaire international après sa consultation avec le gouvernement japonais.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.