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Commentaire financier du jour

Canada

Le Canada et les États-Unis ont conclu un accord commercial qui remplacera l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Le nouvel accord s'appellera l'Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMCA). Il accordera aux agriculteurs américains plus d'accès au secteur laitier canadien, alors que le Canada a plafonné ses exportations de véhicules et de composantes automobiles aux États-Unis. Les deux pays, ainsi que le Mexique – qui avait déjà conclu un accord plus tôt cette année – devraient signer un accord avant la fin de novembre. Celui-ci serait ensuite adopté par le Congrès. Les actions de Ford et de General Motors ont bondi de plus de 1 pour cent avant l'ouverture des marchés à l'annonce de la nouvelle. Les actions de Boeing et de Caterpillar, qui sont aussi sensibles aux informations sur le front commercial ont augmenté de 1,1 pour cent et 0,9 pour cent, respectivement.

Husky Energy Inc. a fait une offre hostile de 3,3 milliards $CAN sur MEG Energy Corp., préparant une bataille entre la société pétrolière canadienne liée à la famille du milliardaire de Hong Kong Li Ka-shing et le géant chinois du secteur de l'énergie Cnooc Ltd., un des grands investisseurs du producteur de sables bitumineux visé par l'OPA. Le chef de la direction de Husky, Rob Peabody, a dit qu'il soumettra l'offre au comptant et en actions directement aux actionnaires après que le conseil d'administration de MEG a rejeté une offre antérieure et que sa société reste disposée à discuter avec les administrateurs. Il est très logique de raccorder la production de MEG dans le nord-ouest de l'Alberta au réseau de raffinage de Husky pour tirer le maximum de valeur de chaque baril de pétrole a-t-il dit. Les investisseurs de MEG recevraient 11 $CAN par action, soit 0,485 d'une action Husky, ce qui équivaut une prime de 37 pour cent sur le cours de clôture antérieur du titre, selon un communiqué de Husky à Calgary publié dimanche. Avec la dette, la transaction représente une valeur d'entreprise de 6,4 milliards $.

États-Unis

General Electric a brutalement démis le président du conseil et chef de la direction John Flannery de ses fonctions lundi et l'a remplacé par Lawrence Culp. En même temps, GE a annoncé une charge hors caisse de 23 milliards $US pour son secteur de l'électricité en difficulté. Le conglomérat industriel a annoncé qu'il ne parviendra pas à atteindre ses objectifs de flux de trésorerie et de BPA pour 2018, comme beaucoup d'analystes de Wall Street l'avaient prévu. Le solde de goodwill de GE Power est d'environ 23 milliards $US et la charge de dépréciation de ce poste équivaudra sensiblement à ce montant, selon le communiqué. La charge de dépréciation n'est pas encore définitivement arrêtée et reste à l'étude. Les actions de GE ont bondi de 16 pour cent à 13,10 $US avant l'ouverture des marchés lundi à l'annonce de cette nouvelle.

Les actions de Tesla ont augmenté de plus de 15 pour cent avant l'ouverture lundi après un règlement du chef de sa direction Elon Musk avec la Securities and Exchange Commission (SEC). La SEC avait accusé Tesla de fraude en alléguant que son chef de la direction avait émis des informations « fausses et trompeuses » et n'avait pas adéquatement avisé les autorités de réglementation d'événements importants dans la société. Les accusations se rapportaient à un message sur Twitter publié par Elon Musk en août dans lequel il disait envisager la fermeture du capital du constructeur de voitures électriques au prix de 420 $US l'action. Mais samedi, M. Musk a conclu un règlement avec la SEC, dans lequel il s'engage à payer une pénalité civile de 20 millions $ et de quitter ses fonctions de président du conseil pendant au moins trois ans. La SEC a aussi imposé une amende de 20 millions $US à Tesla. Le constructeur automobile doit en outre nommer deux nouveaux membres du conseil.

Europe

Les actions européennes ont monté avec prudence lundi matin alors que l'annonce de l'Accord États-Unis-Mexique-Canada a suscité un certain optimisme, en aidant les marchés du monde à amorcer le quatrième trimestre du bon pied. À 07 h 20 GMT, l'indice de référence de la zone euro était en hausse de 0,2 pour cent, la plupart des bourses et secteurs européens affichant une hausse. La nouvelle apprise tard hier soir au sujet du sauvetage de l'ALENA entre les États-Unis et le Canada devrait aiguiser l'appétit pour les titres à risque à l'aube du quatrième trimestre, a écrit Ian Williams, stratège de Peel Hunt, ajoutant que l'accord pourrait servir d'encouragement pour le règlement d'autres différends commerciaux. Ryanair était le titre le moins performant, ayant baissé de 7,5 pour cent après la révision à la baisse de sa prévision de bénéfice pour l'exercice et la société a dit que la situation pourrait empirer si les récentes grèves coordonnées en Europe continuent de nuire au trafic et aux réservations. La chute du transporteur à bas coûts a plombé l'ensemble du secteur qui était un des seuls à afficher un résultat négatif avec une baisse de 0,6 pour cent.

Les obligations italiennes ont chuté un troisième jour de suite, car les investisseurs continuent de craindre une friction possible entre le gouvernement populiste et l'Union européenne au sujet du budget proposé pour le pays. Les taux à deux ans ont augmenté le plus alors que les investisseurs se prémunissent contre tout commentaire des dirigeants de l'UE en marge de la rencontre de l'Eurogroupe à Luxembourg. La coalition formée par le Mouvement 5 étoiles et la Ligue d'Italie doit encore établir les cibles de croissance qui forment la base de son déficit budgétaire de 2,4 pour cent en 2018, ce qui a effarouché les investisseurs vendredi.

Asie

La moyenne Nikkei 225 des valeurs sûres a grimpé au plus haut en près de 27 ans, mais ce ne sont pas les titres habituels – les géants de l'exportation – qui ont mené la charge. Les détaillants, sociétés pharmaceutiques et autres valeurs plus défensives étaient en tête de la hausse, notamment Fast Retailing Co., FamilyMart UNY Holdings Co., Eisai Co. et KDDI Corp. Dans l'indice Topix plus large, qui ne s'est pas rétabli aussi rapidement que l'indice Nikkei 225, les sociétés pharmaceutiques, les services publics et les entreprises de services figuraient parmi les plus performants. Le redressement de l'indice Nikkei 225' cette année a été rapide et décisif. Il est en hausse de près de 9 pour cent après avoir touché un plancher le 7 septembre. La meilleure performance parmi les marchés asiatiques pendant ce laps de temps a rendu l'indice positif sur l'ensemble de l'année. Mais si la reprise récente a été vive, certains gestionnaires de capitaux estiment que la confiance fait défaut.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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