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Commentaire financier du jour

Canada

L'administration Trump semble déterminée à signer la mise à jour de l'ALENA avec le Mexique uniquement – mais cela ne veut pas dire que le Canada a manqué sa chance. Les représentants de Washington et Ottawa continuent de négocier pied à pied malgré des semaines de tractations infructueuses pour mettre à jour l'Accord de libre-échange nord-américain et conserver le pacte entre les trois pays. L'impasse fait craindre que les ÉtatsUnis laissent le Canada, son plus grand marché d'exportation, sortir du bloc commercial renégocié, ce qui entraverait potentiellement des échanges transfrontaliers annuels de plus de 500 milliards $. Les États-Unis comptent publier le texte de l'accord bilatéral avec le Mexique vendredi, ce qui exclura probablement le Canada, selon trois personnes bien informées du sujet. Mais le premier ministre Justin Trudeau ne semble pas décontenancé.

Cenovus Energy Inc. a signé des contrats pour le transport de brut lourd par rail de l'Alberta au golfe du Mexique, car des goulots d'étranglement du réseau d'oléoducs dépriment les prix du pétrole canadien. Le producteur de brut des sables bitumineux a passé des marchés de trois ans couvrant plus de 100 000 barils par jour de brut expédiés à diverses destinations du golfe, selon un communiqué. La Compagnie des chemins de fer nationaux chargera du pétrole au terminal de Bruderheim de Cenovus à partir du quatrième trimestre, alors que le Chemin de fer Canadien Pacifique en transportera depuis le terminal d'USD Partner LP à Hardisty à partir du deuxième trimestre de l'an prochain.

États-Unis

Dix ans après le point culminant de la crise financière, le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, croit que l'économie des États-Unis est en mesure de continuer de croître sans le soutien de la politique monétaire. Le chômage est bas. L'inflation est stable et ancrée. Les conditions financières méritent d'être surveillées, mais ne semblent pas trop inquiétantes. Sur cette toile de fond, les autorités monétaires haussent graduellement les taux d'intérêt malgré les critiques réitérées du président Donald Trump. Le FOMC a augmenté le taux directeur comme on s'y attendait mercredi, une troisième fois en 2018, tout en laissant entendre qu'il donnera un nouveau tour de vis avant la fin de l'année. Au cours d'une conférence de presse optimiste, le président de la Fed a aussi indiqué que la voie est libre pour de nouvelles hausses en 2019.

Le prix du pétrole a grimpé quand le secrétaire américain à l'Énergie a exclu le déblocage des réserves de brut d'urgence, ce qui a encore fait monter les craintes que la perte des approvisionnements iraniens resserre les marchés. Les contrats à terme à New York ont grimpé de 1,4 pour cent. Le secrétaire à l'Énergie Rick Perry a dit mercredi que le gouvernement ne prévoit pas de puiser dans les réserves d'urgence pour empêcher une flambée des prix lorsque les sanctions américaines seront imposées à l'Iran au début de novembre. D'après le PDG de Total SA, les prix pourraient monter à 100 $ le baril, mais il a prévenu que cela pourrait freiner la demande.

Europe

La croissance économique allemande est ralentie par des entraves intérieures et à l'étranger, dont la montée du protectionnisme qui crée de l'incertitude pour les perspectives mondiales, selon cinq des plus grands instituts de recherche du pays. Dans un rapport destiné au gouvernement, ces instituts ont réduit leurs prévisions de croissance pour 2018 de 2,2 à 1,7 pour cent. C'est moins que les prévisions qui font consensus dans l'enquête mensuelle de Bloomberg et cela constituerait la plus faible performance depuis 2015. La prévision pour l'an prochain a été réduite de 2 à 1,9 pour cent. Une baisse de la demande d'exportations et une pénurie de main-d'œuvre plombent la croissance, alors que planent les risques, notamment d'un conflit commercial, d'un Brexit désordonné et d'une crise de la dette italienne, selon le rapport. Les mêmes problèmes nuisent à la croissance dans l'ensemble de la zone euro. Un autre rapport qui doit paraître plus tard aujourd'hui devrait révéler une neuvième chute mensuelle de suite de la confiance dans l'économie.

Le gouvernement italien doit trancher en ce qui concerne ses objectifs de déficit budgétaire pour 2019, le niveau de sa dette et la croissance avant minuit jeudi, mais les négociations ont été marquées par la demande en dernière minute d'une augmentation des dépenses par les deux premiers ministres adjoints de la coalition gouvernementale. Le chef de la Ligue, Matteo Salvini, a décidé d'accéder à une demande de Luigi Di Maio du Mouvement 5 étoiles qui augmenterait le déficit à 2,4 pour cent l'an prochain, selon un représentant du parti. Le ministre des Finances Giovanni Tria s'efforce de maintenir le déficit à 2 pour cent. Les obligations et les actions italiennes ont baissé et l'euro a fléchi, car les frictions entre les leaders politiques ont réveillé les craintes des investisseurs. L'écart entre les obligations italiennes et allemandes de 10 ans s'est creusé de 16 points de base à 250.

Asie

Les banques de Hong Kong ont commencé à fermer le chapitre d'une décennie de loyer de l'argent ultra-bas, provoquant une douche froide pour une reprise immobilière qui a fait de la ville une des plus chères au monde pour l'achat d'un logement. HSBC Holdings Plc, Standard Chartered Plc et Hang Seng Bank Ltd. font partie des banques qui ont augmenté leurs taux d'intérêt jeudi, quelques heures après une hausse d'un quart de point du taux directeur par les autorités monétaires de Hong Kong, au diapason de la Réserve fédérale américaine. Les augmentations des taux préférentiels, qui entreront en vigueur vendredi, sont les premières depuis mars 2006.

La croissance des bénéfices des sociétés industrielles chinoises a ralenti un quatrième mois de suite en août sur fond de guerre commerciale avec les États-Unis et de ralentissement de l'économie de la Chine. Les profits industriels ont augmenté de 9,2 pour cent en août sur douze mois, comparativement à un taux de croissance de 16,2 pour cent en juillet. Les profits totaux du mois se sont établis à 519,7 milliards de yuans (75,6 milliards $US), selon un communiqué du bureau national de la statistique, jeudi.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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