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Commentaire financier du jour

Canada

Les actions canadiennes ont baissé un deuxième jour de suite alors que les tensions commerciales avec les États-Unis continuaient et que les marchés mondiaux battaient en retraite. Le secrétaire américain au Commerce, Robert Lighthizer, a dit que les États-Unis n'attendront pas le Canada pour adopter une nouvelle entente sur l'ALENA. Le président Donald Trump et le premier ministre Justin Trudeau ont participé au même déjeuner à l'Assemblée générale des Nations Unies, où ils se sont brièvement serré la main, laissant deviner qu'un certain ressentiment persiste. L'indice composé S&P/TSX a reculé de 0,3 pour cent, plombé surtout par des sociétés des secteurs de la consommation discrétionnaire et de l'énergie. Les actions des sociétés de cannabis ont pris du mieux après la prévision d'une accélération de la croissance du chiffre d'affaires d'Aurora Cannabis pour l'exercice 2019.

Blackstone Group LP, qui sera bientôt propriétaire de la branche finances et risque de Thomson Reuters Corp., envisage la vente de FXall, une plateforme de négociation de devises, selon des personnes bien informées du sujet. L'entreprise pourrait valoir plus de 3 milliards $US, a dit l'une d'elles qui a revendiqué l'anonymat parce que l'affaire n'est pas du domaine public. Blackstone compte examiner la vente de FXall après la conclusion de son acquisition le mois prochain d'une participation majoritaire dans Refinitiv, le nouveau nom de la division qu'elle est sur le point de reprendre de Thomson, a-t-on appris. Aucune décision n'a encore été prise et Refinitiv pourrait choisir de garder FXall, selon ces interlocuteurs.

États-Unis

La Réserve fédérale américaine est sur le point d'augmenter les taux d'intérêt une troisième fois cette année en publiant des prévisions qui devraient renforcer les perspectives d'une nouvelle hausse en décembre et confirmer la poursuite du rythme graduelle de resserrement de la politique monétaire en 2019. Le Federal Open Market Committee va presque assurément relever les taux d'un quart de point, à l'issue de deux jours de réunion mercredi, à une fourchette cible de 2 à 2,25 pour cent – le niveau le plus élevé depuis plus d'une décennie. Le comité livrera aussi ses premières prévisions pour 2021, alors que des investisseurs et l'ex-président de la Fed, Ben Bernanke, prédisent un ralentissement économique en 2020. Les prévisions de croissance cette année monteront probablement au-dessus de 2,8 pour cent, reflétant la vigueur des deuxième et troisième trimestres. Mais les prévisions pour 2019 sont plus difficiles, et certains membres du FOMC pourraient réduire leurs estimations s'ils appréhendent les effets des conflits commerciaux actuels après l'imposition par les États-Unis de nouveaux tarifs douaniers à la Chine.

L'or fait du surplace alors que le marché attend les prévisions de politique monétaire de la Fed. Les prix ont continué de stagner, se maintenant près de 1 200 $US l'once ce qui est devenu la norme depuis la fin d'août. Les investisseurs s'attendent à une nouvelle hausse des taux par la banque centrale américaine aujourd'hui et des indices sur les perspectives, dont une évaluation des risques découlant de la guerre commerciale. Les prix de l'or se sont assagis ces dernières semaines à mesure que les investisseurs s'accoutumaient à la probabilité bien annoncée de nouvelles hausses de taux par la Fed et au conflit commercial dommageable entre Washington et Pékin, qui a stimulé la demande de dollars américains. Le métal jaune a perdu du terrain cette année où des fonds négociés en Bourse ont chuté, mais le rythme des pertes s'est calmé. Le lingot à livrer immédiatement était en baisse de 0,2 pour cent à 1 198,84 $US l'once à Londres et son prix a varié dans une fourchette d'environ 30 $US au cours du dernier mois. Le prix a baissé de 8 pour cent cette année où la Fed a haussé deux fois les taux directeurs.

Royal Dutch Shell Plc vend son unique réseau d'oléoducs en Californie pour payer son OPA sur BG Group Plc. Le pipeline de San Pablo Bay transporte du pétrole de la région de Bakersfield à la raffinerie Martinez de Shell, près de San Francisco. La décision intervient alors que l'État a pris des mesures dynamiques pour diversifier ses sources d'énergie.

Europe

Les investisseurs ont fait peu de cas des plus récents efforts du chef du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, pour se réaffirmer sur la scène politique en Italie, ignorant sa menace de bloquer le budget 2019. Les taux des obligations ont rebondi ces dernières semaines alors que le premier ministre adjoint, Matteo Salvini, et le ministre des Finances, Giovanni Tria se disputaient en public sur l'ampleur du déficit de l'État à prévoir l'an prochain. Mais quand M. Di Maio est intervenu, à peine 48 heures avant la date limite pour produire un premier accord, les investisseurs ont simplement haussé les épaules. Le taux des obligations de 10 ans avait baissé de 7 points de base à 2,81 pour cent à 12 h 53 à Rome mercredi, plus de 50 points de base sous leur sommet de la fin de mai. La prime versée aux investisseurs pour détenir des obligations italiennes plutôt que des Bunds allemands était de 227 points de base, soit le plus petit écart depuis le début d'août.

Asie

Les actions de la Chine continentale ont augmenté après que MSCI Inc. a dit qu'elle envisageait d'augmenter la pondération de ces titres dans ses indices mondiaux à partir de l'an prochain, ainsi que d'inclure dans l'indice une série de sociétés technologiques plus petites. Le producteur d'indices propose de relever le plafond de la valeur marchande ajustée du flottant à de 5 pour cent à 20 pour cent pour les actions libellées en yuans, selon un communiqué. Cela se produirait en deux temps en 2019. MSCI cherche aussi à rendre les actions cotées par ChiNext à vocation technologique admissibles l'an prochain et celles de sociétés à capitalisation moyenne, à partir de 2020. FTSE Russell annoncera ses propres projets d'inclusion des actions de type A jeudi, selon des personnes informées du projet.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.