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Commentaire financier du jour

Canada

Les pourparlers de l'ALENA ont probablement dépassé une fois de plus l'échéance, si bien que tous les regards sont tournés vers les États-Unis pour savoir ce qui va se passer maintenant. Le secrétaire américain au Commerce, Robert Lighthizer, et la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, se sont rencontrés jeudi à Washington, où ils ont négocié tandis qu'un éminent chef syndical canadien, à l'extérieur, tirait la sonnette d'alarme au sujet de quelques enjeux susceptibles de provoquer une rupture de l'accord. Jeudi était considéré comme la date limite pour parvenir à une entente pour respecter un objectif visé par les États-Unis. Aucun accord n'a été conclu.

Les sanctions américaines contre l'Iran pourraient rapidement faire monter le baril de brut à 90 $US puisque la réduction de l'offre dépasse tout recul de la demande dû à la faiblesse des marchés émergents, selon JPMorgan Chase &  Co. La banque a haussé sa prévision pour le brut de Brent pour le quatrième trimestre de 22 $US le baril, à 85 $US, abandonnant une opinion baissière antérieure. Les risques du côté de l'offre pour le brut sont maintenant jugés « importants » et contrebalancent largement toute diminution possible de la consommation.

Deux événements majeurs qui pourraient augmenter considérablement la volatilité des actions américaines se produiront aujourd'hui. Tout d'abord, ce vendredi est une des « journées des quatre sorcières » - l'expiration trimestrielle des contrats à terme et options sur indices et actions individuelles. Ensuite, aujourd'hui aura lieu la plus importante révision du système de classifications des secteurs (Global Industry Classification Standard) depuis 1999. Ajoutez à cela le fait que les actions américaines se négocient à des cours records et que les analystes de Wall Street commencent à vanter les débouchés à trouver en dehors des États-Unis et on peut prévoir beaucoup de mouvements après l'ouverture des marchés.

États-Unis

Texas Instruments a annoncé une augmentation de son dividende trimestriel de 24 pour cent. Il passera de 0,62 $US par action à 0,77 $US, soit un dividende annuel de 3,08 $US. Le conseil d'administration a aussi autorisé la société à racheter pour 12 milliards $US de plus de ses propres actions. Cela s'ajoute à environ 7,4 milliards $US de rachats déjà autorisés qu'il restait à la fin de juin 2018. Les augmentations du dividende et rachats d'actions sont partie intégrante de la stratégie de gestion du capital de TI, reflétant la capacité de production de flux de trésorerie disponibles de la société qui ne se dément pas et son engagement à rémunérer ses actionnaires.

Micron Technology Inc., le plus grand fabricant américain de cartes mémoires, a présenté des prévisions de chiffre d'affaires inférieures aux estimations des analystes, ajoutant à la crainte que la demande de ses produits, en plein essor depuis deux ans, soit en train de retomber. L'action a chuté d'environ 7 pour cent après la fermeture. Les ventes s'établiront à 7,9 à 8,3 milliards $US au cours de ce trimestre, selon la société de Boise, en Idaho. Les analystes prévoyaient en moyenne 8,45 milliards $US, selon les données compilées par Bloomberg. La société a déclaré que le bénéfice, déduction faite de certains éléments, s'élèvera à environ 2,95 $US par action, comparativement à l'estimation moyenne des analystes de 3,07 $US.

La Réserve fédérale américaine a annoncé la vente de titres acquis il y a une décennie pendant le sauvetage de la banque d'investissement Bear Stearns Cos., refermant un chapitre de l'histoire de la crise financière avec un gain net de 2,5 milliards $US pour le public américain, y compris 765 milliards $US d'intérêts versés à la Fed de New York, selon le communiqué.

Europe

Les actions européennes ont ouvert à la hausse vendredi après que les marchés américains eurent continué de faire preuve de vigueur. Les négociations du Brexit étaient une fois de plus au centre des préoccupations. La première ministre Theresa May et le président français Emmanuel Macron ont joué des rôles clés dans les échanges.

Asie

Les opérateurs baissiers restent sans paroles devant la meilleure reprise du marché boursier japonais sur une semaine en deux ans. Les opérateurs haussiers n'ont qu'un seul message : vous vous êtes trompés de place boursière à brader. L'indice Topix a repris vie, s'orientant vers un gain de plus de 4 pour cent au cours de cette semaine de quatre jours, alors même que les États-Unis et la Chine continuaient de s'infliger mutuellement des hausses de droits de douane sur les marchandises. La reprise du Japon faisait suite à une importante liquidation par des investisseurs étrangers qui avait fait de l'indice un des moins performants de ceux des marchés développés cette année. Autre indicateur du degré de pessimisme boursier de certains, les ventes à découvert représentaient plus de 40 pour cent des opérations réalisées à la Bourse de Tokyo pendant le plus clair de 2018.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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