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Commentaire financier du jour

Canada

La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, estime que la décision de la Cour d'appel fédérale qui annule le décret permettant l'expansion du controversé pipeline Trans Mountain est une crise nationale – et elle a retiré la province du plan fédéral de lutte contre le changement en attendant qu'Ottawa y remédie. Mme Notley a aussi dit que son gouvernement n'a pas exclu de donner suite à la législation adoptée récemment qui lui permet d'interrompre l'expédition de pétrole vers l'est et l'ouest pour faire comprendre l'importance de la principale industrie de l'Alberta au reste du Canada.

États-Unis

Coca-Cola s'est engagée à acheter la chaîne de cafés Costa au prix de 5,1 milliards $US dette comprise pour poursuivre son expansion dans le domaine des boissons plus saines et rivaliser avec Starbucks et Nestlé sur le marché mondial du café en plein essor. L'achat des quelque 4 000 cafés Costa à Whitbread de Grande-Bretagne propulse la plus grande société de boissons gazeuses sur un des rares créneaux prospères du secteur léthargique des aliments et boissons emballés. Coke, qui paie environ 1 milliard de livres (1,3 milliard $US) de plus que ce que certains analystes prévoyaient, utilisera son réseau de distribution pour dynamiser l'expansion de Costa lancée à la poursuite du chef de file des chaînes de cafés Starbucks et ses quelque 29 000 établissements sur 77 marchés.

Europe

L'indice paneuropéen STOXX 600 avait chuté de 0,5 pour cent à 8 h 33 GMT, et était en passe d'enregistrer son plus important repli en quinze jours. L'indice allemand DAX .GDAXI, composé de plus de titres industriels sensibles au commerce international, a chuté de 1 pour cent. Les tiraillements commerciaux entre le président Trump et l'Union européenne ont plombé les actions du secteur automobile .SXAP, qui ont chuté de 1 pour cent et représentaient le secteur le moins performant. M. Trump a rejeté une offre de l'UE d'éliminer les tarifs douaniers sur les voitures, disant que sa politique commerciale était pratiquement aussi mauvaise que celle de la Chine. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a dit que l'UE répliquera de la même manière si les États-Unis imposent des tarifs douaniers sur les voitures.

Asie

Quelques semaines à peine après s'être heurté aux autorités chinoises de réglementation du contenu à propos de la sortie d'un jeu vidéo très attendu, le géant technologique Tencent est de nouveau dans le collimateur du gouvernement. Jeudi, le ministre de l'Éducation de la République populaire de Chine a publié une note sur son projet de lutte contre les problèmes de vue de plus en plus aigus de la population jeune du pays. Il notait, dans un document en chinois, que la myopie est devenue un enjeu très sérieux qui pourrait entraîner de graves problèmes pour le pays à l'avenir. Pendant la séance boursière qui a fait suite à l'annonce, l'action de Tencent a chuté de plus de 5,6 pour cent par rapport au cours de clôture de jeudi. Elle a par la suite rebondi.

L'armée japonaise réclame des dépenses records l'an prochain pour payer des mises à niveau importantes du système de défense conçu pour intercepter des missiles balistiques nord-coréens que Tokyo voit comme une menace continue malgré la promesse de Pyongyang d'abandonner les armes nucléaires. Le projet de budget du ministère de la Défense publié vendredi prévoit une augmentation des dépenses militaires de 2,1 pour cent à 5 300 milliards de yens (48 milliards $US) pour l'exercice commençant le 1er avril. Si ce projet est accepté, ce sera la septième augmentation annuelle de suite alors que le premier ministre Shinzo Abe renforce sa défense nationale pour répondre à toute attaque de missiles nord-coréenne et contrer la puissance aérienne et maritime de la Chine dans les eaux entourant le Japon.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.