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Commentaire financier du jour

Canada

Alors que la courbe des rendements du Canada est sur le point de s'inverser pour la première fois depuis plus d'une décennie, la banque centrale du pays croit qu'il n'y a pas de raison de s'alarmer. Le plus grand gestionnaire de fonds au monde n'en est pas aussi sûr. Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, estime que la forte demande mondiale d'obligations de longue durée fausse le mécanisme de signalement de l'imminence d'une récession de la courbe des rendements. Mais BlackRock Inc. affirme que les banques hésiteront de plus en plus à prêter, alors que la structure des durées du Canada devient négative. Même avec des statistiques qui devraient révéler aujourd'hui que la croissance a dépassé les 3 pour cent au deuxième trimestre, le ralentissement de la création de crédit finira par se répercuter sur l'économie au sens large, abrégeant potentiellement le cycle de resserrement de la politique monétaire du pays. La courbe des rendements du Canada n'a pas été aussi infaillible que celle des États-Unis pour prédire un ralentissement économique, mais sa justesse était néanmoins impressionnante. Depuis 1961, 10 des 15 inversions ont été suivies par au moins un trimestre de contraction économique dans les 24 mois qui ont suivi. Ce chiffre est basé sur les données sur trois mois et les taux à 10 ans de l'Organisation de coopération et de développement économiques et les chiffres de Statistique Canada.

États-Unis

Les pourparlers pour actualiser l'ALENA avancent vers la prochaine date butoir avec des signes d'optimisme du président Donald Trump et d'autres acteurs clés, alors que les États-Unis et le Canada s'efforcent de résoudre suffisamment de leurs divergences de vues pour déclencher un compte à rebours jusqu'à la signature d'un nouvel accord. De hauts responsables des gouvernements américain et canadien se sont à nouveau rencontrés mercredi, alors que des réunions de représentants du commerce à un échelon inférieur s'apprêtaient à consacrer une nuit blanche aux négociations. M. Trump et le premier ministre canadien, Justin Trudeau, ont laissé entendre mercredi qu'un accord était possible.

La Banque Toronto-Dominion a fait état d'un trimestre record aux ÉtatsUnis grâce aux Américains qui ont contracté davantage de prêts et se sont tournés vers les services de courtage à tarif réduit renforcés de TD Ameritrade. Le prêteur a récolté 225 millions $ de son investissement dans le secteur du courtage américain, ce qui l'a aidé à dégager un bénéfice record de 1,14 milliard $ dans sa division Détail aux États-Unis, a indiqué la banque de Toronto jeudi en déclarant un bénéfice qui dépassait les estimations des analystes. Environ 20 pour cent du bénéfice du secteur Détail de la Banque TD aux États-Unis au cours du trimestre terminé le 31 juillet provenaient de sa participation dans la société basée à Omaha, Nebraska. La contribution d'Ameritrade était la plus importante depuis que le prêteur canadien a vendu son propre secteur de courtage aux États-Unis il y a 12 ans, en faisant l'acquisition d'une participation de 41 pour cent dans la société fusionnée. TD Ameritrade Holding Corp. a affiché un résultat trimestriel record en juillet, soutenue par des avantages de coûts dégagés plus tôt que prévu sur son achat de septembre 2017 de Scottrade Financial Services. Le bénéfice net de la Banque TD a augmenté de 12 pour cent à 3,1 milliards $, soit 1,65 $ par action, contre 2,77 milliards $, ou 1,46 $ par action, un an plus tôt, selon le communiqué de la banque.

Europe

Bruxelles accepterait d'annuler ses tarifs douaniers sur tous les produits industriels, y compris les voitures, dans ses négociations avec les ÉtatsUnis, selon Politico, qui cite des commentaires de la Commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, devant un comité du Parlement européen. « Nous avons dit que nous sommes prêts, du côté de l'UE à abaisser les tarifs à zéro sur tous les biens industriels, bien sûr si les États-Unis en font autant, ce serait donc sur la base de la réciprocité », a dit Mme Malmström.

Le taux de chômage en Allemagne a poursuivi sa baisse amorcée il y a cinq ans, ce qui laisse penser que les entreprises de la plus grande économie d'Europe ont confiance dans l'avenir malgré les risques qui ont émergé récemment. Le nombre de personnes sans travail a chuté de 8 000 en août au niveau corrigé des effets saisonniers de 2,33 millions, selon un message de l'agence fédérale du travail à Nuremberg publié jeudi. Cela concorde avec l'estimation médiane d'une enquête Bloomberg auprès des économistes. Le taux de chômage s'est maintenu au niveau bas record de 5,2 pour cent.

Asie

Vanguard Group s'attend à de nouvelles difficultés sur les marchés émergents. Mais cela n'empêche pas le deuxième gestionnaire de fonds du monde d'investir dans ces marchés, particulièrement dans des obligations en dollars américains. Les craintes qu'un différend commercial prolongé fasse courir des risques à la croissance chinoise pourraient susciter de la volatilité au cours du prochain trimestre, a dit Daniel Shaykevich, gestionnaire de fonds en chef et co-chef des marchés émergents et de l'équipe des titres souverains du groupe de gestion active des titres à revenu fixe. Mais les replis du marché ont créé des occasions d'investissement tactiques, puisque les caractéristiques fondamentales du pays en développement restent solides, dit-il. Les obligations des marchés émergents en devises étrangères devraient enregistrer leur première perte annuelle en cinq ans, car l'appréciation du dollar américain, l'augmentation des rendements obligataires américains, la montée du protectionnisme commercial et la tourmente en Turquie ont réduit la demande d'actifs plus risqués. Le surcroît de rendement qu'exigent les investisseurs pour détenir des titres de créances des pays en développement plutôt que des obligations du Trésor américain a augmenté de plus de 70 points de base cette année à 359, selon l'indice EMBI Global Diversified Sovereign de JPMorgan Chase & Co. L'écart s'établissait en moyenne à 336 points au cours des cinq dernières années.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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