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Commentaire financier du jour

Canada

La principale menace pour l'expansion économique du Canada se trouve à l'intérieur de ses frontières, même si le président Trump impose le protectionnisme de l'extérieur. Les statistiques intérieures indiquent que l'économie canadienne est plus près de la surchauffe que de l'effondrement à cause des incertitudes liées au commerce international, forçant la Banque du Canada à réagir avec des hausses de taux d'intérêt. Statistique Canada devrait révéler jeudi que la croissance a accéléré au rythme annualisé de 3 pour cent au deuxième trimestre, plus vite que jamais depuis un an. Cela devrait compenser un début d'année 2018 plus faible et placer l'expansion annuelle sur une trajectoire de plus de 2 pour cent après la solide progression de 3,1 pour cent de 2017. Une demande aussi forte fait ressortir le peu de capacité de réserve qu'il reste à l'économie. Les sociétés se heurtent à des contraintes de production et des pénuries de maind'œuvre, alors que le taux d'inflation de 3 pour cent est le plus élevé du Groupe des sept.

Le Canada serait prêt à faire des concessions à l'administration Trump concernant son marché laitier en échange de compromis dans d'autres secteurs, selon le Globe and Mail qui cite des personnes non identifiées informées de la stratégie du pays. Le Canada acceptera de modifier une règle qui empêchait les fermiers américains d'exporter du lait non filtré au Canada, et offrira aussi aux États-Unis un pourcentage de son marché laitier. En échange, le Canada veut conserver le Chapitre 19, qui permet à chaque pays de contester les droits de douane punitifs devant une commission binationale. Le Canada veut aussi conserver des dispositions qui lui permettent de protéger ses industries culturelles, dont la télévision et la radio, contre la concurrence américaine.

États-Unis

La ministre canadienne des Affaires étrangères s'est jointe aux négociations sur l'ALENA alors que les États-Unis ont imposé une date limite fixée à vendredi pour parvenir à un accord de renouvellement du pacte des trois pays. Les États-Unis ont clairement indiqué que la date limite pour un accord de principe est vendredi, sans marge de manœuvre. Malgré les progrès accomplis entre les États-Unis et le Mexique, il reste des enjeux clés pour le Canada, bien que les marchés parient sur un accord qui inclura le Canada.

Les actions américaines ont emprunté l'escalier pendant la période de léthargie de six mois depuis la correction boursière de février. Mais selon de plus en plus d'indices, les investisseurs s'attendent à les voir prendre l'ascenseur pour monter encore plus haut. L'indice S&P 500 a gagné 3 pour cent au cours des seules deux dernières semaines, terminant à un niveau record et dépassant la barre de 2 900 pour la première fois. La hausse l'a propulsé à un cheveu de la saturation – revenant au niveau de janvier quand l'euphorie du marché avait trop tiré sur l'élastique technique des actions mondiales, provoquant une violente correction. Les stratèges boursiers ne s'attendent pas à ce que cela se répète. La plus forte cohorte d'analystes haussiers de Wall Street a relevé de plusieurs crans les estimations de ces actions pour la fin de l'année, Barclays et Weeden & Co. s'attendant maintenant à ce que l'indice S&P 500 atteigne le niveau des 3 000 points – soit 3,5 pour cent de plus qu'à la clôture de mardi. Cela représenterait pour l'indice boursier de référence une hausse de 12 pour cent sur l'année.

Europe

Le Royaume-Uni et L'Union européenne affirment toujours publiquement qu'ils veulent qu'un accord sur le Brexit soit conclu dans les sept prochaines semaines. Mais en coulisses, les négociateurs des deux côtés reconnaissent qu'il est peu probable que cela se concrétise. Ils visent maintenant à s'entendre sur les conditions du divorce d'ici la mi-novembre au plus tard.

La couronne suédoise se négocie à des niveaux qu'on n'a pas vus depuis la crise financière mondiale alors que le pays nordique se prépare à une élection historique qui pourrait profondément modifier son paysage politique. La couronne a chuté un cinquième jour de suite par rapport à l'euro mercredi, après avoir atteint son niveau le plus faible en neuf mois. La baisse faisait suite à des statistiques médiocres du commerce de détail en début de semaine et porte les pertes de la couronne suédoise à plus de 8 pour cent par rapport à l'euro.

Asie

Les obligations de référence du Japon n'ont enregistré aucune opération mercredi, moins qu'il y a un mois après que la banque centrale a essayé de ranimer le deuxième marché obligataire le plus important au monde en assouplissant son contrôle des taux. C'est la septième fois cette année que les titres de dette n'ont pas changé de mains, mais la première fois depuis le 31 juillet où la Banque du Japon a dit qu'elle permettra au taux à 10 ans de varier de 0,2 point de pourcentage autour de zéro pour cent. Le taux s'est établi à 0,095 pour cent mardi, un cinquième jour de suite à ce niveau.

NIO Inc., le fabricant chinois de voitures électriques soutenu par Tencent Holdings Ltd., prévoit un premier appel public à l'épargne aux États-Unis qui lui assurerait une valorisation de plus de 8 milliards $US alors qu'il se prépare à rivaliser avec Tesla Inc. et consorts. La société compte mobiliser 1,3 milliard $US, en offrant 160 millions de titres représentés par un certificat américain de dépôt d'actions étrangères au prix de 6,25 $US à 8,25 $US chacun, selon des déclarations réglementaires faites mardi aux États-Unis. Cela donnerait à la société une capitalisation boursière de 6,4 à 8,5 milliards $US.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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