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Commentaire financier du jour

Canada

La demande de pétrole brut remonte peut-être, mais le nouveau patron du CN souligne que le transport d'énergie ne supplantera pas celui de marchandises que la compagnie de chemin de fer transporte depuis des lustres : les céréales et le bois. Les céréaliculteurs des provinces des Prairies ont vu leurs exportations ralentir fortement quand la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada n'a pas su faire face à une explosion de la demande qui a commencé au deuxième semestre de l'an dernier. En mars, alors que les goulots d'étranglement et les réclamations des clients se multipliaient, la plus grande compagnie ferroviaire du Canada a remercié le chef de la direction de l'époque, Luc Jobin, ce qui a incité son successeur, Jean-Jacques Ruest, à augmenter les dépenses en immobilisations au niveau record de 3,5 milliards $ pour commencer à débloquer la situation.

La demande du Canada de participer aux pourparlers de haut niveau sur l'ALENA entre les États-Unis et le Mexique plus tard cette semaine a été rejetée, selon le National Post, qui cite des sources anonymes bien informées du dossier des négociations sur le commerce international.

Shopify Inc , qui aide les sociétés de commerce électronique à bâtir leurs boutiques en ligne, a fait état d'une plus forte perte trimestrielle mardi, l'augmentation des coûts ayant plombé son bénéfice. La perte nette de la société d'Ottawa s'est accrue à 24 millions $US, soit 23 cents par action, au deuxième trimestre terminé le 30 juin, contre 14 millions $US, ou 15 cents par action, un an plus tôt. Le chiffre d'affaires est passé de 151,7 millions $US à 245,0 millions $US.

États-Unis

Les contrats à terme sur actions américaines ont augmenté mardi alors que les investisseurs se préparaient à obtenir les derniers indices sur l'état de santé du secteur technologique avec la publication des résultats trimestriels d'Apple en fin de journée.

Procter & Gamble Co. reste le roi des couches et du shampoing, mais les assauts de nouveaux concurrents ternissent la couronne du géant des produits de grande consommation. Cette pression a transparu mardi dans le rapport trimestriel de l'entreprise : les ventes étaient légèrement inférieures aux estimations des analystes pendant le quatrième trimestre de la société, ce qui a fait chuter le cours de l'action de pas moins de 2,4 pour cent avant l'ouverture du marché mardi. En plus de nouveaux produits rivaux – qui vont de la marque maison de couches d'Amazon.com Inc. à la nouvelle gamme de rasoirs de Kroger Co. –, P&G doit aussi composer avec une augmentation des coûts des matières premières. Les mêmes motifs avaient été invoqués par Kimberly-Clark Corp. quand la société a réduit sa prévision de bénéfice, la semaine dernière. La concurrence a limité la capacité des sociétés de biens de consommation de répercuter ces hausses de coûts sur les prix de vente.

Pfizer Inc. a augmenté ses prévisions de bénéfice sur l'ensemble de l'exercice, ce qui est un signe d'optimisme après sa décision de retarder la hausse des prix des médicaments sous l'effet des pressions de l'administration Trump. Le fabricant de médicaments prévoit maintenant un bénéfice de 2,95 $U à 3,05 $US par action, compte non tenu d'éléments extraordinaires, après un dépassement des estimations de Wall Street en termes de bénéfice trimestriel. Les analystes s'attendaient en moyenne à 2,95 $US pour l'ensemble de l'exercice. Mais Pfizer a réduit le point médian de ses prévisions annuelles de chiffre d'affaires.

Europe

L'expansion économique de la région est entrée dans sa sixième année, mais la croissance a ralenti à tout juste 0,3 pour cent, soit le plus bas niveau en deux ans. L'inflation a encore accéléré au-delà de l'objectif de la Banque centrale européenne, mais elle était principalement motivée par la hausse des prix de l'énergie. Le taux de chômage est resté au plus bas depuis 2008.

BMW AG construit sa première usine en Europe depuis près de deux décennies, renforçant son implantation près de son domicile alors que la montée du protectionnisme augmente les coûts d'expédition de voitures aux quatre coins du monde. Le constructeur investit 1 milliard d'euros (1,17 milliard $US) dans une nouvelle usine en Hongrie pour produire 150 000 véhicules par an.

Asie

Les rendements obligataires du Japon ont chuté avec le yen et les actions après que la banque centrale s'est gardée d'apporter des changements importants à sa politique monétaire ultra accommodante et a dit qu'elle poursuivra la détente pendant une période prolongée. Le taux de l'obligation de 10 ans a chuté comme jamais depuis juillet 2016, la décision de politique monétaire ayant déçu la vive spéculation sur des changements possibles de la dernière semaine.

L'indicateur officiel de la fabrication en Chine a baissé ce mois, car l'effet sur la confiance de la turbulence dans le commerce international avec les États-Unis et la monnaie ont commencé à se faire ressentir. L'indice des directeurs des achats du secteur de la fabrication a chuté de 51,5 en juin à 51,2 en juillet, un peu plus bas que ce qu'avaient prévu les économistes sondés par Bloomberg (51,3). L'indice PMI non manufacturier, qui couvre les services et la construction, se situait à 54, selon un rapport du bureau de la statistique paru mardi, comparativement à 55 en juin. Au-dessus du niveau 50, l'indice signale une expansion.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.