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Commentaire financier du jour

Canada

Le prix du pétrole a augmenté à New York après une quatrième baisse hebdomadaire, car l'affaiblissement du dollar américain a rendu les matières premières plus intéressantes et les craintes de perturbations mondiales des approvisionnements ont persisté.

États-Unis

Caesars Entertainment Corp. commencera à prendre des paris sportifs à deux de ses casinos au New Jersey cette semaine et au Mississippi le mois prochain, emboîtant le pas à ses rivaux sur ce créneau après une décision de la Cour suprême qui a ouvert la voie aux paris légaux sur les compétitions sportives.

Alors que le monde des finances a les yeux braqués sur la courbe des rendements américains proche de l'inversion, c'est l'écart entre les taux à 1 et à 10 ans qui devrait retenir l'attention des investisseurs, selon le Wells Fargo Investment Institute. Le pouvoir de prédiction d'une récession potentielle de la courbe des rendements est meilleur que d'autres de différentes échéances, a dit Wells Fargo dans un rapport la semaine dernière. Mais les investisseurs devraient attendre de voir quatre semaines d'affilée d'inversion ou un différentiel d'au moins 25 points de base avant de conclure que la courbe s'est inversée de manière significative, dit-il.

Alors que le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin se prépare à dévoiler des plans de financement des déficits budgétaires américains qui explosent, ses choix sont perçus comme déterminants pour le sort de la courbe des rendements obligataires, qui retient l'attention à cause de son évolution vers une inversion. Les gestionnaires de la dette du pays doivent publier un programme de financement pour les trois prochains mois le 1er août et, pour les négociateurs d'obligations, il est entendu que les émissions assorties de coupons augmenteront un troisième trimestre de suite. Certains prédisent que le Trésor étendra le secteur sur lequel il s'appuie pour financer les déficits budgétaires aux échéances de cinq ans. Quoi qu'il en soit, l'annonce pourrait renforcer la tendance à l'aplatissement de la courbe, ce qui a aussi alarmé les autorités qui y voient un assombrissement des perspectives économiques. Les recettes fiscales sont inférieures aux dépenses, en partie en raison de la réduction des impôts par le président Donald Trump. Les grands argentiers du pays n'ont donc guère d'autre choix que d'augmenter la masse de 15 000 milliards $US de dettes du Trésor, au moment où la Réserve fédérale relève les taux d'intérêt et réduit son bilan.

Europe

La tentative de Heineken NV de défier Anheuser-Busch InBev NV au Brésil comprime les marges bénéficiaires, le brasseur néerlandais prévoyant une baisse de la rentabilité cette année. Les actions du deuxième brasseur au monde ont chuté lundi plus que jamais entre trois ans après l'annonce de son expansion plus rapide que prévu dans la plus grande économie d'Amérique latine où le secteur de la bière est moins rentable qu'ailleurs.

La Grèce prévoit un retour sur les marchés dans l'espoir de retrouver le statut de pays « normal ». Si le gouvernement parvient à annoncer d'ici la fin de l'année son programme d'emprunt sur les marchés en 2019 et à répéter cet exercice chaque année pour les 12 mois suivants, le plan aura fonctionné, dit un responsable bien informé du dossier. Après avoir perdu près d'un quart de sa production économique pendant la dernière décennie, le pays le plus endetté d'Europe essaie maintenant de se tenir à nouveau debout tout seul. L'objectif de la Grèce est de ne pas émettre plus de titres de créance que ceux qui arrivent à échéance chaque année, a dit ce représentant qui a revendiqué l'anonymat, car les discussions se poursuivent encore. Pour 2019, quelque 10 à 11 milliards € de dettes arriveront à échéance (11,7 à 12,9 milliards $US), alors que les deux années suivantes, le montant baissera à 5 milliards €, selon les données de l'Agence de gestion de la dette publique. Cela signifie aussi que la Grèce devra émettre plus de billets à deux ou trois ans par an et s'il lui en faut davantage, le pays pourra rouvrir une émission antérieure, a dit cet informateur.

Asie

BMW AG et Daimler AG pâtiront davantage en Chine, car la hausse des tarifs douaniers sur les voitures importées des États-Unis les oblige à augmenter les prix et les consommateurs retardent leurs prochains achats. BMW, qui comme Daimler AG envoie en Chine des véhicules utilitaires sports fabriqués aux États-Unis, a dit dimanche qu'elle emboîte le pas à Tesla Inc. et hausse ses prix dans le pays asiatique. Ces hausses sont le résultat de la décision de la Chine d'augmenter les tarifs douaniers à 40 pour cent à partir du 6 juillet, à titre de réplique dans la guerre commerciale qui l'oppose aux États-Unis. La Chine a presque simultanément réduit les droits d'importation de voitures de partout ailleurs, provoquant un revers pour les constructeurs tout comme pour les consommateurs. Les constructeurs automobiles américains qui n'ont pas d'usines en Chine (Tesla) ou les constructeurs qui y effectuent des livraisons en provenance des États-Unis en même temps qu'ils importent une partie importante de leurs ventes (Daimler, BMW, Fiat) écopent le plus dans ce nouveau contexte.

Sur les marchés développés du monde, les obligations ont baissé par anticipation de la décision de politique monétaire de la Banque du Japon mardi alors que se multiplient les spéculations sur un ajustement des mesures de stimulation des autorités monétaires du pays.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.