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Commentaire financier du jour

Canada

L'Ontario devrait céder des licences à des détaillants privés pour la vente de marijuana récréative, contrairement aux plans antérieurs de magasins sous régie provinciale qui devaient vendre la drogue une fois que le cannabis sera légalisé dans tout le Canada en octobre. La province contrôlera néanmoins la vente de gros et la distribution de marijuana aux magasins et gérera les ventes en ligne, selon le Globe & Mail.

Le pétrole est en passe d'enregistrer une quatrième baisse hebdomadaire, car l'arrêt inattendu des livraisons saoudiennes par la mer Rouge n'a pas accru la prime de risque des cours, alors que les craintes au sujet de la durée du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine affecteront la demande. Les contrats à terme américains sont en passe d'enregistrer une baisse de 1,6 pour cent pour cette semaine. Les inquiétudes pour le commerce international continuent de miner la confiance des investisseurs, les principaux chefs des finances du monde ayant prédit que l'escalade des tensions menaçait la croissance mondiale.

États-Unis

Twitter Inc. a déclaré que le nombre d'utilisateurs mensuels a baissé de 1 million au deuxième trimestre et prédit que ce nombre diminuera encore alors que la société continue de lutter contre le spam, les comptes fictifs et les messages malicieux sur son réseau social. Les actions ont plongé de 17 pour cent avant l'ouverture.

Intel Corp., le deuxième fabricant de semi-conducteurs au monde, a déclaré des résultats au deuxième trimestre qui ont dépassé les estimations des analystes pour la plupart des mesures et a rehaussé ses prévisions sur l'ensemble de l'exercice. Mais les actions ont dérapé, car certains analystes entrevoyaient des indices de ralentissement de la croissance à la fin de l'année.

Amazon a annoncé un bénéfice record au deuxième trimestre de 2,53 milliards $US, soit 5,07 $US par action. La société de Seattle a dégagé un bénéfice net de 4,16 milliards $US au premier semestre de l'année, plus qu'au cours des sept trimestres précédents combinés, selon les données compilées par Bloomberg. En 2014, Amazon perdait 131 millions $US. Les résultats ont démontré que le chef de la direction, Jeff Bezos, et son équipe savent piloter une entreprise mondiale massive au chiffre d'affaires annuel d'environ 200 milliards $US et qui compte plus d'un demi-million d'employés. Même si les ventes au deuxième trimestre de 52,9 milliards $ étaient légèrement inférieures aux estimations de 53,4 milliards $, les investisseurs restent enthousiasmés, se concentrant plutôt sur l'essor des bénéfices qui représentaient plus du double des projections des analystes. Les actions d'Amazon ont augmenté de 4,1 pour cent avant l'ouverture des marchés vendredi.

Europe

Les options pour le Brexit du Royaume-Uni diminuent et la plupart sont dangereuses pour la première ministre, Theresa May. L'Union européenne a rejeté un volet clé de son plan d'accord commercial avec le bloc jeudi, la renvoyant à la planche à dessin alors qu'il ne reste que 12 semaines avant la signature prévue du contrat de divorce. Il ne reste à Mme May que des options peu intéressantes : 1- Accepter la contre-offre de l'UE et rester dans l'union douanière. Ce serait une volte-face majeure pour Mme May et les défenseurs du Brexit de son parti essaieraient probablement de l'évincer. Les entreprises seraient satisfaites. 2- Remettre à plus tard les décisions difficiles : cela risquerait d'encourager le Parlement à opposer un veto au contrat de divorce qu'elle rapportera de Bruxelles. 3- Une élection ou un deuxième référendum : elle risque de perdre les élections et elle s'est déjà engagée à ne pas tenir un deuxième référendum. 4- Pas d'accord, ce qui ouvrirait une période de chaos politique, économique et financier. Mme May est coincée, toutes les options comportant un risque d'éviction pour elle. Les probabilités que le Royaume-Uni sorte du bloc sans accord viennent toutes de monter d'un cran.

Asie

Les premiers indicateurs de l'économie chinoise révèlent un ralentissement de l'expansion ce mois-ci, soulignant les raisons qui ont motivé les autorités politiques à décider d'ajouter des mesures de relance face à l'escalade des tensions commerciales.

Malgré toutes les spéculations au sujet d'un ajustement possible de la politique de la Banque du Japon la semaine prochaine, le changement le plus important sur les marchés obligataires mondiaux est peut-être déjà en cours. Si les observateurs du marché se déchirent sur l'ajustement ou non par la BdJ de son objectif de maintien du rendement des obligations de 10 ans autour de zéro pour cent, la réduction régulière des achats de titres de créance à plus long terme et les coûts de couverture de change plus élevés font en sorte que les fonds japonais envisagent déjà de rapatrier davantage d'argent.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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