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Commentaire financier du jour

Canada

Le Mexique redouble d'efforts pour arriver à une entente sur l'ALENA avec les États-Unis et le Canada d'ici la fin d'août, selon trois personnes informées des négociations, alors que le président Donald Trump a affirmé qu'il se dirigeait vers un accord spectaculaire (dramatic, en anglais) avec le Mexique.

Le pétrole a rebondi d'un creux inégalé depuis un mois à New York avant la publication de statistiques sur les stocks de brut américains, alors que les opérateurs pondéraient les approvisionnements erratiques de brut à l'échelle mondiale et les dangers des tensions commerciales pour la demande.

États-Unis

Sur les 104 sociétés de l'indice S&P 500 qui ont déjà présenté leurs résultats, 90 % ont dépassé les prévisions de bénéfice, maintenant pratiquement le rythme de 94 % constaté vendredi. Dans le secteur de la technologie, 14 sociétés sur 14 ont brillé alors que les chiffres des secteurs des services financiers et des valeurs industrielles étaient aussi impressionnants comparativement aux attentes.

Alphabet Inc. a publié des résultats qui ont fracassé les prévisions de Wall Street, tout en faisant allusion à des potentiels de publicité inexploités et en soulignant la croissance du service vidéo de YouTube et de la branche infonuagique. Les actions ont augmenté de 4,5 pour cent avant l'ouverture des marchés et devraient établir un nouveau un record. Le trimestre monstre a été enregistré malgré le revers réglementaire en Europe, la mise en question de la collecte de données massive de Google et des conflits avec des publicitaires au sujet de contenu inapproprié sur YouTube. Alphabet a déclaré deux chiffres de profit différents pour tenir compte d'une amende record de 5 milliards $US en Europe infligée la semaine dernière pour violation des règles de la concurrence du logiciel Android pour téléphone mobile de Google. Sans cela, Alphabet a dit que le bénéfice s'établirait à 11,75 $US par action.

United Technologies Corp. a encore rehaussé sa prévision de bénéfice en 2018 alors que le fabricant profite d'une augmentation de la demande dans sa branche aviation. Le bénéfice ajusté s'établira à 7,10 à 7,25 $US par action, comparativement à la fourchette antérieure de 6,95 à 7,15 $US. Wall Street s'attendait à 7,12 $US par action, selon la moyenne des estimations des analystes compilées par Bloomberg. UTX a bonifié ses prévisions un deuxième trimestre de suite alors que la société se prépare à recentrer ses activités autour du marché aérospatial croissant. La société s'efforce de conclure le rachat pour 23 milliards $US de Rockwell Collins Inc., créant un immense fournisseur de pièces aéronautiques, après quoi United Technologies envisagera de faire de ses branches d'ascenseurs et de climatisation des sociétés indépendantes.

Europe

Le protectionnisme commence à ralentir l'économie de la zone euro. La croissance a molli dans la région en juillet en raison de la diminution des nouvelles commandes et de la détérioration de la confiance, selon une enquête publiée mardi. Mais ce qui est plus inquiétant, c'est que les entreprises font état d'une augmentation du coût des matières premières, de retards de livraison et de pénuries, ce qui laisse penser que les tarifs douaniers – ou la menace de tarifs douaniers – commencent déjà à perturber les chaînes d'approvisionnement mondiales.

Asie

Les marchés financiers chinois redécouvrent un appétit pour les instruments à risque qui avait disparu depuis des mois, saisissant les indices du plus gros effort de l'État pour renforcer une économie en perte de vitesse cette année. L'indice CSI 300 des actions de la Chine continentale a grimpé de 1,6 pour cent mardi, enregistrant sa plus forte hausse sur trois jours depuis la mi-août 2016, où les indicateurs économiques avaient donné raison aux interventions de la Chine pour stabiliser un ralentissement à l'époque. Rien ne garantit qu'elle aura autant de succès cette fois-ci; avec le facteur X d'un conflit commercial en cours avec les États-Unis, les opérateurs prennent de gros paris.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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