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Commentaire financier du jour

Canada

Le Canada a minimisé jeudi la suggestion du président américain Donald Trump qui a laissé entendre qu'il pourrait chercher à conclure des ententes séparées avec ses partenaires de l'ALENA, le Canada et le Mexique, en faisant remarquer que ce n'est pas la première fois que le président fait ce genre de commentaires. M. Trump a dit mercredi que les États-Unis pourraient conclure un accord avec le Mexique puis en établir un autre, séparé, avec le Canada plus tard. Les pourparlers pour moderniser l'Accord de libre-échange nord-américain avancent très lentement. « Dès le départ, le président Trump a manifesté une préférence pour les accords bilatéraux plutôt que des accords multilatéraux, son commentaire n'était donc pas une très grande surprise », dit David MacNaughton, ambassadeur du Canada aux États-Unis.

États-Unis

La banque dépositaire américaine State Street Corp a annoncé vendredi le rachat de Charles River Development, une société de gestion de placement fermée, au prix de 2,6 milliards $US au comptant. L'opération doit être financée par la suspension de rachats d'actions à hauteur de 950 millions $ au deuxième trimestre et l'émission d'actions, selon la banque.

Le président américain Donald Trump a dit vendredi qu'il était déterminé à imposer des tarifs douaniers sur 500 milliards $US de marchandises importées de Chine, en menaçant, dans une interview à CNBC, d'amplifier le conflit commercial actuel avec le pays d'Asie. « Notre déficit (commercial) est considérable », a dit M. Trump dans une interview enregistrée jeudi, au sujet des déséquilibres commerciaux avec la Chine. « Je suis prêt à aller jusqu'à 500. »

Europe

Les actions de la zone euro ont chuté vendredi, car celles des secteurs automobile et bancaire ont cédé leurs gains face à la montée des tensions commerciales qui ont provoqué une vente précipitée sur les marchés boursiers chinois en yuan chinois et américain au cours de la nuit. Les actions du secteur automobile .SXAP, qui sont le plus sensibles aux tensions commerciales alors que les autorités américaines s'apprêtent à taxer les importations de voitures ont chuté le plus, cédant 0,9 pour cent après un répit cette semaine. Les valeurs financières ont pesé le plus, car les tensions croissantes dans la coalition au pouvoir en Italie ont provoqué une liquidation des obligations du pays. L'indice FTSE MIB .FTMIB d'Italie a reculé de 0,5 pour cent, accusant une contreperformance au moment où les rendements obligataires de ses semblables augmentaient, plombant les titres des banques .FTIT8300 qui sont les plus grands détenteurs de titres de créance italiens. Les banques de la zone euro .SX7E ont reculé de 0,4 pour cent, faisant baisser l'indice de la zone euro .STOXXE de 0,1 pour cent.

Asie

Le yuan chinois est descendu au plus bas depuis plus d'un an vendredi, minant encore plus la confiance mondiale et faisant craindre que la gestion de la devise de Pékin puisse être la prochaine pomme de discorde dans le différend commercial avec les États-Unis. Le yuan a baissé à 6,8128 par rapport au dollar américain sur le marché continental après que la banque centrale a réduit le taux de change une septième séance de suite, entraînant une séance volatile sur les bourses asiatiques. Après avoir chuté de 0,4 pour cent, l'indice MSCI des actions d'Asie-Pacifique hormis le Japon a terminé la journée en hausse de 0,6 pour cent avec un rebond du yuan. Les opérateurs soupçonnaient une intervention de l'État pour soutenir la monnaie. La chute du yuan a eu lieu après que le président américain Donald Trump s'est dit hier inquiet de ce que « la monnaie chinoise chute comme une pierre » et que la vigueur du dollar américain « nous désavantage ».

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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