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Commentaire financier du jour

Canada

Chemin de fer Canadien Pacifique Limitée a profité de l'augmentation des expéditions de matières premières et de denrées pour atténuer l'effet sur ses ventes du bref mouvement de grève de ses conducteurs de trains. La demande de transport de pétrole, de produits chimiques et de céréales a aidé à faire monter le chiffre d'affaires du deuxième trimestre au-delà des estimations des analystes, selon un communiqué de la deuxième compagnie de chemin de fer du Canada paru mercredi. La société profite aussi de l'obtention de récents contrats pour transporter du sable et des biens de consommation alors que sa rivale, la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada s'efforce d'éliminer les goulots d'étranglement de son réseau. Plus de 3 000 des conducteurs de trains du CP avaient quitté leur travail à la fin de mai avant la conclusion d'une nouvelle convention collective entre le syndicat et les négociateurs patronaux. Bien que la grève n'ait duré qu'un jour, les activités en ont été affectées plus longtemps puisque la société avait dû réduire la cadence par anticipation de l'arrêt de travail. Malgré cela, le bénéfice ajusté a augmenté à 3,16 $ par action au deuxième trimestre, dépassant la moyenne de 3,09 $ des analystes interrogés par Bloomberg. Le chiffre d'affaires a crû de 6,5 pour cent à 1,75 milliard $, comparativement aux prédictions moyennes de 1,73 milliard $.

Un terminal de gaz liquéfié en Colombie-Britannique « recentrera l'attention du public sur le gaz canadien » donnant un coup de pouce à des actions comme celles de Tourmaline Oil Corp. et d'ARC Resources Ltd., selon le gestionnaire de plus de 500 millions $ d'actifs de la Banque de Nouvelle-Écosse. Un projet de GNL canadien de 40 milliards $ réalisé par Royal Dutch Shell Plc semble se dessiner, quoiqu'aucune décision définitive n'ait été annoncée. Jennifer Stevenson de la Banque Scotia s'attend à ce que le projet soit lancé, invitant les investisseurs à réévaluer les producteurs de gaz canadiens en difficulté.

La plus grande ville du Canada est la dernière en date à joindre les rangs d'un groupe de plus en plus grand d'émetteurs canadiens qui mobilisent du crédit pour financer des projets en harmonie avec l'environnement. Toronto a tarifé pour 300 millions $ d'obligations échéant en août 2048 à 102 points de base de plus que des obligations fédérales de même durée. L'adjudication a eu lieu après un appel aux investisseurs mardi. La Banque Royale du Canada en était le chef d'orchestre. Toronto est la deuxième ville canadienne à offrir des obligations vertes après Ottawa qui avait placé 102 millions $ d'obligations de 30 ans en novembre. La transaction a augmenté le volume d'obligations vertes canadiennes émises à 11,6 milliards $, dont 9 milliards $ en CAD, selon les données compilées par Bloomberg.

États-Unis

Le prix du pétrole a baissé vers 68 $US le baril après la parution de statistiques officielles contrastées qui ont semé l'incertitude au sujet de la vigueur de la demande du plus gros pays consommateur de brut au monde. Les contrats à terme à New York ont reculé de 1,3 pour cent après l'annonce d'une augmentation surprise des stocks de brut du pays et d'une production record, alors que la forte demande de carburants a fait baisser les stocks d'essence comme jamais depuis mai. Pendant ce temps, une réunion d'un comité de l'OPEP a laissé filtrer peu d'informations sur la répartition du contingentement de la production au sein du groupe. Le pétrole a reculé d'environ 8 pour cent ce mois, car les craintes que le conflit commercial entre les États-Unis et la Chine nuise à la croissance économique éclipsent les dangers pour les approvisionnements, du Venezuela à la Libye en passant par l'Iran. Les investisseurs attendent de voir jusqu'à quel point les membres de l'Organisation des pays producteurs de pétrole compenseront ces pertes de production et si les États-Unis déploieront leurs stocks d'urgence.

Europe

L'Union européenne prépare une nouvelle liste de marchandises américaines à laquelle s'appliqueront des mesures de protection si une mission à Washington la semaine prochaine ne parvient pas à persuader le président américain Donald Trump de ne pas imposer de droits de douane sur l'importation de voitures. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, rencontrera M. Trump le 25 juillet en apportant deux grandes propositions de négociation pour tenter de freiner l'escalade des tensions commerciales : une proposition de discussion sur la réduction des droits imposés sur les voitures et pièces entre tous les grands pays exportateurs de biens automobiles dans le cadre d'un accord multilatéral et la possibilité de l'établissement d'un accord de libre-échange limité, selon un représentant bien informé de l'état d'esprit de l'UE.

Unilever a dit qu'elle rattrapera une partie du terrain perdu au deuxième semestre après une grève au Brésil qui a freiné la croissance des ventes au cours de la première partie de l'année. Les perspectives plus optimistes ont été avancées après la déclaration d'une croissance des ventes du fabricant de la crème glacée Ben & Jerry et du savon Dove inférieure aux prévisions des analystes jeudi après une grève des camionneurs plus tôt cette année dans ce pays d'Amérique latine protestant contre l'augmentation des prix des carburants. La société de Londres et Rotterdam n'a pas réussi à augmenter suffisamment les prix pour compenser ce revers. Ses actions étaient en baisse de 0,4 pour cent, tôt jeudi matin à Amsterdam.

Asie

Le yuan chinois est descendu au plus bas depuis un an alors que la banque centrale ne donnait aucun signe de vouloir intervenir pour ralentir la dépréciation de la monnaie et qu'augmentaient les paris sur une détente de la politique monétaire. Le yuan a cédé 0,85 pour cent à 6,8032 par USD sur les marchés d'outremer, ce qui est le plus bas niveau depuis juillet 2017. La Banque populaire de Chine a baissé son cours au-delà de 6,7 jeudi pour la première fois depuis que la monnaie a commencé à déraper en juin. Les indices de nouvelles mesures d'assouplissement monétaires ont aussi ajouté aux tensions, China Business News ayant indiqué que les autorités monétaires ont fait des efforts pour encourager le prêt bancaire et l'investissement dans des dettes d'entreprises moins bien notées. Le yuan a chuté de plus de 4 pour cent au cours du dernier mois, soit le plus mauvais résultat parmi 31 grandes monnaies, alors que la deuxième économie du monde trébuche et que le conflit commercial avec les États-Unis prend de l'ampleur. La Chine tolérera une plus grande volatilité du yuan et une dépréciation modérée de la monnaie tant que cela ne menace pas outre mesure la stabilité financière du pays, selon Pacific Investment Management Co.

Une augmentation de l'intérêt du Japon pour les actifs à risque d'outre-mer a un effet démesuré à domicile – sur le statut de valeur refuge traditionnelle du yen. L'accélération de la demande d'actions étrangères est un des facteurs expliquant la baisse de la monnaie qui a perdu plus de 5 pour cent depuis la fin de mars. Elle a aidé à pousser le yen près d'un plus bas depuis le début de l'année par rapport au dollar US, sapant son statut de refuge pour les opérateurs dans un contexte d'escalade des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Les Japonais ont été acheteurs nets d'actions étrangères chaque semaine depuis la fin de mars, et leurs achats ont atteint un record de 985 milliards de yens (8,7 milliards $US) au cours des cinq jours terminés le 29 juin, selon des données du ministère des Finances. Le yen est la troisième monnaie la moins performante d'un groupe de 10 depuis le début d'avril. Il se négociait à 112,82 par USD à 15 h 39 à Tokyo jeudi. Il est descendu sous 113 mercredi pour la première fois depuis janvier.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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