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Commentaire financier du jour

Canada

Certaines dispositions douanières canadiennes devraient atténuer l'effet infligé au puissant secteur automobile du pays par les droits de douane appliqués en représailles sur l'acier américain, selon des avocats spécialisés dans le commerce international et des chefs de file de l'industrie qui se préparent à une augmentation des coûts. Des programmes vieux de plusieurs décennies réduisent ou remboursent les droits sur les importations frappant des fournitures dont les entreprises au Canada peuvent démontrer qu'elles entrent dans la fabrication de produits destinés à l'exportation. Ils pourraient s'appliquer aux contrats d'approvisionnement de l'industrie automobile couvrant les matières premières et pièces qui traversent souvent la frontière plusieurs fois avant que la construction d'un véhicule soit achevée. Tout en imposant des droits de douane sur une longue liste de produits américains ce mois-ci, le Canada a précisé que les exportateurs canadiens pourraient se prévaloir des programmes « d'exonération des droits » et dits « de drawback ».

États-Unis

BlackRock, le plus important gestionnaire d'actifs au monde, a présenté lundi des résultats du deuxième trimestre (bénéfice et chiffre d'affaires), qui ont dépassé les prévisions des analystes. BlackRock a dit que ses revenus plus élevés que prévu étaient dus en partie aux honoraires de base, à la rémunération du rendement et aux « services technologiques », alors que le bénéfice a dépassé les prévisions grâce à la baisse du taux d'imposition des sociétés. Le taux d'imposition effectif de BlackRock a baissé à 23,7 pour cent au deuxième trimestre, comparativement à 30,4 pour cent un an plus tôt, après ajustement. L'actif sous gestion de la société a augmenté de 11 pour cent d'une année à l'autre, mais n'a pas atteint les estimations des analystes. Larry Fink, le chef de la direction de l'entreprise, a dit que le secteur de la gestion d'actifs a été frappé par un ralentissement des flux « associé à l'incertitude des investisseurs dans la conjoncture actuelle ». M. Fink a cependant ajouté dans un communiqué que le « dialogue avec les clients et les possibilités d'apporter des solutions à long terme sont plus robustes que jamais ».

Bank of America a annoncé un bond de 33 pour cent du bénéfice au deuxième trimestre à 6,8 milliards $US, dépassant l'estimation de 5,92 milliards $US des analystes consultés par FactSet. Les revenus ont aussi dépassé les attentes : la société a inscrit 22,6 milliards $US comparativement aux 22,3 milliards $US que prévoyaient les analystes sondés par Thomson Reuters. Le chiffre a diminué de 1 pour cent par rapport à un an plus tôt quand la banque a vendu son activité de cartes de crédit au Royaume-Uni. Excluant cette plus-value d'il y a un an, le revenu a augmenté de 3 pour cent. Le bénéfice par action de la société a bondi de 43 pour cent à 63 cents par action, dépassant l'estimation de 57 par action.

Europe

De solides valeurs industrielles et la prévision d'une meilleure vague de bénéfices d'entreprises ont aidé les actions européennes à réaliser des gains hésitants lundi alors que les données révélant un ralentissement de la croissance économique en provenance de Chine freinaient la progression du marché. L'indice paneuropéen STOXX 600 a grimpé de 0,2 pour cent, tandis que le DAX allemand, fortement exposé à la Chine n'a progressé que de 0,1 pour cent. Les secteurs des ressources de base .SXPP et de l'automobile .SXAP étaient les moins performants puisque tous deux sont très tributaires de la croissance en Chine, dont l'économie a crû de 6,7 pour cent au deuxième trimestre, en recul par rapport à 6,8 pour cent enregistrés les trois trimestres précédents.

Asie

L'indice Nikkei du Japon a bondi à un sommet inégalé depuis trois semaines vendredi, aidé par l'affaiblissement du yen et les gains de l'action Fast Retailing pesant lourd dans l'indice qui a bondi à la faveur de solides résultats du troisième trimestre. Les actions technologiques ont aussi attiré des acheteurs après avoir suivi la vigueur de leur contrepartie aux États-Unis, qui ont fait grimper l'indice Nasdaq à un niveau record. La moyenne des actions de l'indice Nikkei a bondi de 1,9 pour cent pour terminer à 22 597,35, son niveau de clôture le plus élevé depuis le 21 juin. L'indice de référence a gagné 3,7 pour cent sur une semaine, mettant fin à trois semaines de repli. C'était le plus important gain sur une semaine depuis la fin de mars.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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