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Commentaire financier du jour

Canada

L'Italie ne ratifiera pas l'accord de libre-échange de l'Union européenne avec le Canada, a dit le vice-premier, Luigi Di Maio, vendredi, mettant ainsi en danger l'existence du plus important accord de l'UE depuis des années. « Rapidement le CETA (Accord économique et commercial global) arrivera au Parlement pour la ratification, et cette majorité le rejettera », a dit M. Di Maio, devant l'assemblée du principal syndicat agricole italien à Rome.

États-Unis

JPMorgan Chase & Co (JPM.N) a annoncé une augmentation de 18,3 pour cent de son bénéfice trimestriel vendredi, grâce à des gains fiscaux, une hausse des taux d'intérêt et l'augmentation des revenus de négociation. La plus importante banque américaine par son actif a dit que le bénéfice net a augmenté à 8,32 milliards $US, soit 2,29 $US par action, au deuxième trimestre terminé le 30 juin, contre 7,03 milliards $US, ou 1,82 $US par action, un an plus tôt.

Le cuivre se dirigeait vers sa cinquième perte hebdomadaire vendredi alors que les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine continuaient; l'aluminium a atteint un creux inégalé depuis trois mois avant la rencontre au sommet du président américain Donald Trump et du président russe Vladimir Poutine. MM. Trump et Poutine doivent s'entretenir à Helsinki lundi et les investisseurs du secteur de l'aluminium surveillent tout indice d'allégement ou de levée des sanctions américaines contre Rusal, le deuxième producteur d'aluminium au monde. « On prévoit que si les sanctions contre Rusal doivent être supprimées, ce sera à l'issue de la rencontre (entre les deux présidents) », a dit Nick Snowdon, stratège du secteur des métaux à la Deutsche Bank.

Europe

Les actions européennes ont ouvert à la hausse vendredi et semblaient en passe d'enregistrer une deuxième semaine de gains, car les craintes d'une guerre commerciale sans limites semblaient maîtrisées et l'optimisme pour les publications prochaines des résultats des entreprises montait. L'indice STOXX 600 était en hausse de 0,4 pour cent à 08 h 24 GMT, un grand nombre de secteurs, des valeurs industrielles à la technologie et aux services financiers, ajoutant des points à l'indice paneuropéen. L'indice FTSE britannique était en tête de ceux de toutes les bourses européennes avec une hausse de 0,7 pour cent, ses composants dont les résultats sont en USD ayant profité du dérapage de la livre sterling après les critiques du président américain Donald Trump à l'encontre de la stratégie de Brexit de Theresa May, dont il a dit qu'elle avait sans doute éliminé l'espoir d'un accord commercial américano-britannique. « Sans surprise, c'était trop pour la livre sterling qui a chuté sous les 1,32 (USD) », a dit Bart Hordijk, un analyste de Monex Europe.

Asie

La demande d'or-métal en Inde a repris cette semaine où les prix ont chuté au plus bas depuis cinq mois, mais les acheteurs d'autres grands centres en Asie attendaient une correction plus forte avant de passer des commandes, selon certains opérateurs et analystes. « Ces derniers jours, la roupie et les prix internationaux ont évolué en faveur des acheteurs. Les bijoutiers placent leurs commandes », a dit un négociant d'une banque privée importatrice d'or à Bombay. La roupie a monté au plus haut en quinze jours vendredi, rebondissant du creux record du mois dernier. Sur le marché indien, les contrats à terme sur l'or se négociaient autour de 30 096 roupies pour 10 grammes, après avoir chuté à 30 072 roupies au cours de la journée, le plus bas depuis le 14 février.

Les actions des marchés émergents avançaient vers leur premier gain hebdomadaire en plus d'un mois vendredi, bien qu'il y ait eu quelques sérieux revers, dont la pire semaine pour la livre turque depuis la crise financière il y a dix ans. La hausse des actions a été soutenue par la meilleure semaine en Chine depuis plus de deux ans ainsi que par des bonds de 2,5 à 4 pour cent en Inde et en Indonésie, alors que les importateurs de pétrole ont été encouragés par une baisse de 4 pour cent des prix du brut cette semaine. La Turquie est aussi un important acheteur de pétrole, mais ses marchés ont de nouveau été battus en brèche cette semaine par les craintes que le président Tayyip Erdogan refuse que la banque centrale du pays cherche à contrer l'inflation montante par une hausse des taux d'intérêt.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.