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Commentaire financier du jour

Canada

La Banque du Canada a haussé les taux d'intérêt mercredi comme on s'y attendait et a laissé entendre que d'autres hausses suivront, disant que si la montée des tensions commerciales avec les États-Unis représente bien un sujet d'inquiétude, son incidence sur la croissance et l'inflation semblait modeste jusque-là. La quatrième augmentation des taux depuis juillet 2017 a eu lieu alors que le Canada subit des pressions de l'augmentation de l'inflation et d'une forte croissance de l'emploi, malgré une politique commerciale américaine de plus en plus hostile qui pourrait étrangler la demande du plus grand marché d'exportation du Canada. Le gouverneur Stephen Poloz a dit que s'il n'était pas facile pour les artisans de la politique monétaire de rester sourds à tout ce qui se dit au sujet du commerce international, la Banque a haussé les taux sur la base d'une confiance croissante dans ses prévisions, alors que l'économie du Canada tourne à plein régime malgré les tensions. L'opinion relativement optimiste de la Banque au sujet du risque commercial a dopé le dollar canadien qui a grimpé au plus haut en près de quatre semaines, et les économistes ont dit qu'ils s'attendaient à ce que la banque centrale donne un nouveau tour de vis d'ici la fin de l'année.

États-Unis

Broadcom et CA Technologies ont annoncé mercredi que Broadcom s'est engagée à acheter la société de technologie d'entreprises au prix de 18,9 milliards $US au comptant. La transaction valorise l'action de CA à environ 44,50 $US, soit une prime de près de 20 pour cent sur le cours de clôture des actions ordinaires de CA du 11 juillet. L'acquisition représente une victoire stratégique pour Broadcom, qui poursuit son projet d'acquisition d'entreprises technologiques critiques pour sa mission, après l'OPA ratée sur sa rivale Qualcomm. CA Technologies, qui créée des logiciels d'infonuagique et des logiciels d'entreprise traditionnels, pourrait aider à diversifier Broadcom, si elle obtenait le feu vert des autorités antitrust aux États-Unis, dans l'UE et au Japon. Les conseils d'administration des deux entreprises ont déjà autorisé la transaction.

UBS devient moins haussière sur les actions de Netflix après l'ascension époustouflante du titre cette année. Elle a abaissé sa cote sur les actions Netflix de Acheter à Neutre, invoquant la forte valorisation de la société Internet. « Nous pensons que les compétences fondamentales de Netflix à la fois en matière de contenu et de technologie devraient susciter un cercle vertueux d'augmentation des abonnements et des temps de visionnement, augmentant sa protection comme chef de file de la VADA, a dit l'analyste Eric Sheridan dans une note aux clients mercredi. Tout est déjà pris en compte dans le cours du titre... Nous demeurons constructifs au sujet de l'entreprise à long terme, mais nous considérons que le ratio risque/rendement du titre est moins incontournable au cours actuel, qui intègre 5 années d'excellent rendement opérationnel prévisionnel tout en sous-estimant probablement les facteurs de risque de la concurrence, l'utilisation des FTD et la dépendance à l'égard des marchés financiers pour les objectifs de dépenses pour le contenu. »

Delta Air Lines a déclaré un bénéfice au deuxième trimestre qui a dépassé les attentes des analystes. Delta affiche un bénéfice par action de 1,77 $US, comparativement aux estimations de Wall Street de 1,72 $US par action. Le chiffre d'affaires des trois mois terminés en juin s'est élevé à 11,78 milliards $US, alors que les analystes l'avaient estimé à 11,72 milliards $US. Les compagnies aériennes doivent composer avec une hausse d'environ 60 pour cent depuis un an des coûts du carburant, qui représentent généralement leur deuxième poste de charges après la main-d'œuvre. Les actions de Delta ont cédé 11 pour cent en 2018. Le bénéfice net de Delta au deuxième trimestre a chuté de 14 pour cent depuis un an à 1,03 milliard $US, la flambée des coûts du carburant ayant rogné sa marge avec une hausse de 40 pour cent au deuxième trimestre par rapport à un an plus tôt.

Europe

Les actions européennes ont monté jeudi matin, car les investisseurs ont consolidé les fortes baisses de la séance précédente où l'augmentation des craintes d'une escalade de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine avait sapé leur moral. L'indice paneuropéen Euro Stoxx 600 était en hausse de près de 0,4 pour cent en début de matinée, la plupart des secteurs et des grandes bourses affichant un résultat positif. Les actions du secteur des voyages et des loisirs d'Europe ont le mieux tiré leur épingle du jeu jeudi matin, ayant gagné environ 1 pour cent après la défaite de l'équipe d'Angleterre dans la demi-finale de la Coupe du monde de football mercredi soir. Les actions de Paddy Power Betfair ont crû de plus de 2,4 pour cent, les opérateurs se disant soulagés par la victoire de la Croatie.

Asie

L'indice Nikkei du Japon a rebondi jeudi, car la dépréciation du yen a offert un soulagement temporaire des craintes de guerre commerciale et remonté le moral des opérateurs, alors que le poids lourd de l'indice, SoftBank, a grimpé en flèche quand on a appris qu'un fonds de capital-investissement américain a pris une participation de 1 milliard $US dans l'entreprise. La moyenne des actions Nikkei a terminé en hausse de 1,2 pour cent à 22 187,96, dépassant l'indice Topix plus large, qui était en hausse de 0,5 pour cent à 1 709,68. La performance du Nikkei a fait monter le ratio Nikkei/Topix, connu sous le nom de ratio NT, à 12,99, soit le plus haut niveau depuis mars 1999.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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