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Commentaire financier du jour

Canada

Un indicateur de l'activité manufacturière au Canada a augmenté à 57,1 en juin, soit le plus haut niveau depuis qu'on collecte les données (fin de 2010), selon IHS Markit. L'indice se situait à 56,2 en mai. Les tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium ont provoqué un bond record des carnets de commandes puisque les entreprises se sont dépêchées d'accumuler des stocks, ce qui s'est soldé par de plus longs délais de livraison. Le délai d'attente moyen des fournisseurs s'est allongé plus que jamais depuis que l'enquête a débuté, faisant monter l'indicateur global de la fabrication. Les fabricants ont laissé entendre qu'une partie de l'augmentation des nouveaux contrats reflétait les efforts des clients pour exécuter des commandes et augmenter leurs stocks avant l'application des droits de douane sur l'acier et l'aluminium, selon Tim Moore, IHS Markit. Les pressions de la chaîne d'approvisionnement se sont soldées par l'augmentation plus rapide des coûts des intrants en plus de sept ans. Depuis la fin de 2015, l'indice des prix a augmenté de près de 20 points. Les usines ont répercuté ces augmentations sur les clients, puisque les prix à la production ont augmenté au rythme le plus rapide depuis mars 2011.

États-Unis

Certains représentants de la Fed ont relayé les craintes de l'effet négatif des tarifs douaniers, mais ils surveillent aussi les statistiques des salaires pour déceler les indices de poursuite de la hausse de l'inflation au-delà de l'objectif de 2 pour cent de la banque centrale. Une hausse mensuelle de 0,3 pour cent ou plus en juin, ce qui représente l'estimation médiane des économistes, pourrait annoncer un renforcement de l'inflation, selon George Goncalves, chef de la stratégie des titres à revenu fixe Amériques chez Nomura Securities International Inc. Cela renforcerait les attentes du marché qui anticipe une hausse des taux d'intérêt et ferait remonter le rendement des obligations du Trésor de 10 ans vers les 3 pour cent.

Europe

Glencore Plc a chuté plus que jamais depuis deux ans puisque les autorités américaines ont exigé des documents se rapportant à une possible corruption et à des opérations de blanchiment d'argent. Le plus grand négociateur des matières premières au monde a dit mardi qu'il avait reçu une mise en demeure du département de la Justice américaine lui demandant de remettre des documents dans le cadre de la loi américaine intitulée Foreign Corrupt Practices Act et des lois sur le blanchiment d'argent américaines. Les documents se rapportent aux activités de la société au Nigeria, en République démocratique du Congo et au Venezuela, de 2007 à ce jour. Les actions ont plongé de plus de 13 pour cent avant de rattraper une partie des pertes, effaçant 6,7 milliards £ (8,8 milliards $US) de la valorisation boursière de Glencore, soit plus de la moitié des 14,8 milliards $US de bénéfice réalisés par la société l'an dernier.

Asie

Les banquiers centraux chinois se sont engagés à maintenir la stabilité de leur monnaie et à ne pas l'utiliser comme arme dans le conflit commercial avec les États-Unis, ce qui a aidé le yuan à rattraper une partie de ses récentes pertes. Le gouverneur de la Banque populaire de Chine, Yi Gang, a dit que la Chine veillera à ce que le taux de change du yuan reste essentiellement stable à un niveau raisonnable et rééquilibré, ce qui représente une redite des propos standards qui ont contribué à alimenter les spéculations que les autorités se préparent à prendre des mesures plus sévères pour freiner la chute de la devise. Plus tard mardi, Sun Guofeng, le chef de l'institut de recherche financière de la banque centrale, a dit que la baisse de la monnaie n'est pas un résultat d'une dépréciation délibérée par la Chine pour gagner un avantage sur les États-Unis.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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