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Commentaire financier du jour

Canada

Les analystes du marché de change font partie de ceux qui pensent que les frictions sur la scène du commerce international finiront par passer, du moins pour le huard. Le dollar canadien oscille autour de son niveau le plus bas depuis un an par rapport au dollar américain, car les péripéties concernant les tarifs douaniers du président Donald Trump et les craintes pour l'ALENA ont réduit les probabilités d'augmentations des taux d'intérêt au Canada. Mais d'après leurs prévisions, on peut tabler sur un rebond d'ici la fin de l'année quand la croissance mondiale l'emportera comme principal moteur de la devise.

Le gouvernement canadien prépare de nouvelles mesures pour prévenir une inondation possible d'acier importé de producteurs mondiaux cherchant à éviter les tarifs douaniers américains, selon des personnes bien informées du projet. Le dollar canadien a faibli et les actions de Stelco Holdings Inc. ont grimpé en flèche. Ces mesures consisteraient en une combinaison de quotas et de tarifs douaniers visant certains pays, dont la Chine, ont ajouté ces personnes qui ont revendiqué l'anonymat, parce que ces manoeuvres ne sont pas publiques. Ces décisions font suite à des mesures de « sauvegarde » similaires envisagées par l'Union européenne dans le but de détourner de l'acier qui aurait autrement été envoyé aux États-Unis. Elles s'ajoutent aux contre-tarifs canadiens sur l'acier, l'aluminium et d'autres produits américains qui doivent entrer en vigueur le 1er juillet.

États-Unis

La Maison-Blanche poussera le Congrès à renforcer un comité interagences qu'elle emploiera comme son principal outil pour freiner les investissements chinois dans des technologies américaines sensibles, selon des hauts fonctionnaires de l'administration Trump. La stratégie représente une approche portant moins à la confrontation avec la Chine que ce que beaucoup prévoyaient. L'administration avait envisagé d'employer la loi sur les urgences nationales rarement invoquée, intitulée International Emergency Economic Powers Act of 1977, pour freiner les investissements futurs, selon les indications de personnes bien informées plus tôt ce mois.

Europe

Le premier semestre n'a pas été bon pour les actions des banques européennes; l'indice de référence de ce secteur a été le moins performant de tous. Et le deuxième semestre ne s'annonce pas bien meilleur. L'indice Stoxx 600 des banques a chuté de 13 pour cent depuis le début de l'année. Les prêteurs allemands, Deutsche Bank AG et Commerzbank AG, ont reculé le plus, cédant 43 pour cent et 35 pour cent, respectivement. Seul cinq des 48 membres de l'indice affichent un résultat positif.

Asie

Les actions chinoises cotées à Hong Kong ont vu leurs cours fléchir dans un marché baissier, le mouvement s'étant amplifié avec les titres cotés sur le continent, la faiblesse du yuan ayant plombé aussi bien les compagnies aériennes que les sociétés immobilières. Même les titres de nature défensive comme ceux des secteurs des biens de consommation et de la santé n'ont pas échappé à cette dégringolade.

Les banques japonaises ont augmenté leurs placements dans les obligations de l'État nippon de 2 100 milliards de yens (19,1 milliards $US) au cours du trimestre clos en mars par rapport au trimestre précédent, pour les porter à 171 300 milliards de yens. C'était la première hausse depuis quatre ans, selon les données publiées par la Banque du Japon ce mercredi.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.