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Commentaire financier du jour

Canada

Le prix du brut canadien a augmenté plus que jamais après qu'Enbridge Inc. a dit qu'elle ne mettra pas en place une nouvelle procédure pour empêcher les expéditeurs de demander plus de capacité qu'ils peuvent utiliser dans un oléoduc clé reliant les gisements de sables bitumineux de l'Alberta aux raffineries des États-Unis. Le Western Canadian Select a bondi de 12,20 $US le baril à 13,80 $US sous le prix de référence américain lundi, ce qui représente le plus petit différentiel depuis le 16 mai. Les prix du brut canadien étaient descendus à des creux historiques ces dernières semaines alors que l'augmentation de la production dépasse la capacité disponible dans les oléoducs pour acheminer le pétrole de l'Alberta au sud de la frontière.

Les actions canadiennes ont affiché un léger gain, mais n'ont pas soutenu le rythme de leurs contreparties américaines; le bond des prix du brut canadien n'a pas dopé le cours des actions énergétiques.

Cenovus Energy Inc. a chuté plus que jamais depuis près d'un an après que Reuters eut annoncé que ConocoPhillips se prépare à céder sa participation dans le producteur pétrolier canadien. Conoco a rencontré des banques d'investissement pour retenir des conseillers pour la vente et pourrait vendre les actions à des investisseurs institutionnels dès ce mois, selon le service d'information qui citait des personnes non identifiées. Le moment de la cession pourrait changer en fonction de l'état du marché, a dit Reuters. Conoco était devenu le plus important investisseur dans Cenovus l'an dernier après avoir reçu les actions dans le cadre d'une transaction de 13 milliards $US en paiement de ses activités dans les sables bitumineux et de ses actifs dans Deep Basin vendus au producteur canadien. Les 208 millions d'actions sont valorisées à environ 2,6 milliards $ au cours de lundi. Conoco avait dit au moment de l'opération qu'elle ne comptait pas rester un actionnaire de Cenovus à long terme.

États-Unis

Le gouvernement américain aurait discrètement demandé à l'Arabie saoudite et à quelques autres producteurs de l'OPEP d'augmenter la production de 1 million de barils par jour, selon des personnes bien informées du dossier. La demande rare aurait eu lieu après un bond du prix de l'essence dans les stations-service américaines au plus haut depuis trois ans et alors que le président Donald Trump s'est publiquement plaint de la politique de l'OPEP et de la hausse des prix du pétrole sur Twitter. Cela fait aussi suite à la décision de Washington de réimposer des sanctions à l'Iran bloquant des exportations qui atteignaient environ 1 million de barils par jour, soit juste un peu plus de 1 pour cent de la production mondiale.

Europe

Les investisseurs ont retiré 1,35 milliard $US des fonds négociés en bourse axés sur l'Allemagne dans le monde cette année, ce qui, en chiffres absolus, représente la plus forte sortie nette d'argent d'Europe. Les fonds qui suivent les actions de la première économie européenne ont été les plus durement touchés.

Les actions européennes ont poursuivi leur progression ce mardi et les contrats à terme américains ont ouvert à la hausse, les opérateurs cherchant à maintenir la dynamique favorable à la prise de risques. Au milieu des nouvelles sur le commerce et des risques politiques, une certaine prudence s'est toutefois imposée; les bons du Trésor américain ont fait des gains tandis que les obligations italiennes se repliaient.

Asie

La Chine multiplie les efforts pour tenter d'empêcher l'introduction en bourse de ses sociétés les plus prometteuses à Hong Kong ou aux États-Unis, ses dirigeants examinant une nouvelle voie de financement à Shanghai qui abaisserait les seuils exigés pour les sociétés de biotechnologie et de haute technologie, ont déclaré des personnes au courant du dossier.

Une vente massive de titres sur les marchés émergents qui a durement frappé l'Inde pose un dilemme à la banque centrale du pays : maintenir les taux d'intérêt au niveau actuel pour que l'économie continue de tourner ou suivre l'exemple des Philippines et de l'Indonésie en les relevant pour contenir la pression exercée sur les marchés. La roupie s'est dépréciée de 5 pour cent environ par rapport au dollar américain depuis le début de l'année et les taux des obligations du gouvernement et des sociétés ont bondi. Bien que ces mouvements militent en faveur d'une hausse des taux, la plupart des économistes ne sont pas convaincus qu'elle surviendra ce mercredi. Sur les 41 interrogés par Bloomberg, 27 sont d'avis que les responsables de la politique monétaire laisseront le taux de référence des prises en pension à 6 pour cent.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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