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Commentaire financier du jour

Canada

Les actions canadiennes ont continué d'avancer vers un sommet record, augmentant une dixième séance de suite alors que les prix du brut Western Canada Select atteignaient leur niveau le plus élevé depuis 2014. L'indice composé S&P/TSX a gagné 35 points ou 0,2 pour cent pour s'établir à 16 143,55, moins de 300 points sous son record absolu. Les actions du secteur de l'énergie ont augmenté de 1,3 pour cent, plus que jamais en un mois, Spartan Energy Corp. étant en hausse de 6,6 pour cent et Vermilion Energy Inc., de 6 pour cent. Kinder Morgan Canada Ltd. a reculé de 2,7 pour cent, cédant la totalité de son gain de 2 pour cent de mercredi. Le premier ministre, Justin Trudeau, a dit que le Canada a d'autres solutions si la société renonce à l'expansion de l'oléoduc Trans Mountain.

Le rendement des obligations du Canada de 10 ans a brièvement augmenté au-dessus de celui des titres fédéraux de 30 ans pour la première fois en plus d'une décennie jeudi. Les obligations à échéance plus courte ont été bradées ces derniers jours, poussant les rendements au-dessus de 2,5 pour cent pour la première fois depuis 2014. Le Canada est la seule économie développée dont une partie de la courbe des rendements s'est inversée, selon des données compilées par Bloomberg. L'évolution des rendements canadiens reflète des variations plus larges sur le marché obligataire américain, où des Treasuries ont été liquidées alors que les opérateurs se débattaient avec une augmentation des émissions tandis que la Réserve fédérale semble déterminée à faire monter les taux davantage. Les obligations du Canada de 10 ans réagissent habituellement le plus à chaque liquidation obligataire, ce qui a contribué à pousser le rendement au-dessus de celui des titres de 30 ans, selon Mark Chandler, chef de la recherche sur les titres à revenu fixe de RBC Marchés des Capitaux, à Toronto.

États-Unis

Blackstone Group se retire finalement de Hilton Worldwide Holdings Inc. La société prévoit de vendre sa participation restante dans ce qui représente l'opération de placement privé la plus rentable à ce jour, selon une personne bien informée du dossier. Blackstone est actuellement le plus important actionnaire de Hilton, avec une participation de 5,79 pour cent en date du 31 mars, selon les données compilées par Bloomberg. Cela représentait 1,45 milliard $US à la clôture de jeudi. Il a été impossible de joindre la porte-parole de Blackstone, Paula Chirhart, pour recueillir ses commentaires.

Deere & Co., le plus grand fabricant de machines agricoles au monde, a chuté dans les opérations avant l'ouverture à New York après avoir publié des résultats trimestriels décevants et annoncé une augmentation des prix en raison de la hausse des coûts des matières premières et des frais de transport. Les actions ont baissé de 3,3 pour cent après que la société a inscrit un bénéfice au deuxième trimestre avant éléments extraordinaires de 3,14 $US, alors que les analystes interrogés par Bloomberg l'avaient estimé en moyenne à 3,31 $US. Tout en saluant une amélioration généralisée de la conjoncture dans le monde entier, Sam Allen, le chef de la direction de Deere, a dit vendredi que la société est affligée par une augmentation des charges.

Europe

Lloyds Banking Group Plc s'est engagé à vendre pour 4,3 milliards € (5,8 milliards $US) de créances hypothécaires irlandaises à Barclays Plc, parachevant pour ainsi dire le retrait du pays amorcé il y a dix ans. Barclays regroupera probablement les créances pour les revendre à d'autres investisseurs, selon une personne proche du dossier qui a revendiqué l'anonymat, parce que l'affaire est confidentielle. L'opération est un nouveau jalon dans l'effort du chef de la direction de Lloyds, Antonio Horta-Osorio, pour transformer le plus grand prêteur hypothécaire de Grande-Bretagne en une banque centrée sur le Royaume-Uni. La transaction laissera à la banque une « exposition minimale » à l'Irlande, et, alors qu'elle comptabilisera une perte avant impôt de près de 110 millions £ sur la transaction au deuxième trimestre, la cession devrait renforcer son coussin de fonds propres, dit-elle dans un communiqué paru vendredi.

Les bourses européennes ont reculé, incapables d'emboîter le pas aux bourses asiatiques en hausse, sur fond de rapports contradictoires sur le progrès des pourparlers entre les principales économies mondiales. Le dollar américain a inversé sa baisse et le taux des obligations du Trésor a diminué après avoir atteint son niveau le plus élevé depuis 2011. L'euro s'est replié et le taux des obligations italiennes de dix ans a atteint le niveau le plus élevé depuis octobre en réaction à l'incertitude que soulève la plateforme politique de la coalition du Mouvement 5 étoiles et de la Ligue chargée de former un gouvernement. L'appréhension du risque s'est atténuée après que les médias d'État de la Chine eurent rapporté que le pays avait l'intention de réduire son excédent commercial à néant.

Asie

Les actions indiennes se sont repliées, le principal indice boursier ayant touché le creux hebdomadaire le plus marqué depuis plus de deux mois alors que la hausse du cours du pétrole faisait craindre un ralentissement de l'économie et une diminution des profits des entreprises. Les résultats publiés pour le trimestre de janvier à mars ont jusqu'ici été inférieurs aux estimations des analystes. L'indice de référence S&P BSE Sensex avait cédé 0,9 pour cent à 34 848,30 à 15 h 00, à la clôture des marchés à Mumbai, tiré vers le bas par Larsen & Toubro Ltd. Le géant des produits de consommation Hindustan Unilever Ltd. gagnait 2,2 pour cent et clôturait à un niveau record pour afficher un gain de près de 7 pour cent depuis la déclaration de ses résultats le 14 mai. L'indice NSE Nifty 50 a reculé de 0,8 pour cent, 36 titres inscrits ayant accusé un repli.

Une deuxième baisse de suite du taux d'inflation au Japon éloigne encore davantage le moment où la Banque du Japon peut espérer atteindre sa cible. La principale mesure du taux d'inflation du pays indique que les prix n'ont progressé que de 0,7 pour cent en avril, exclusion faite des aliments frais – soit même pas la moitié du taux de 2 % visé par la BdJ. Les prix de l'énergie et de la téléphonie mobile seraient les principaux facteurs à l'origine de la deuxième baisse d'affilée de l'IPC de base depuis avril 2016.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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