Haut de la page
Tous les articles

Commentaire financier du jour

Canada

Valeant Pharmaceuticals International Inc. emprunte 5,315 milliards $US sous forme d'obligations et de prêts pour refinancer des dettes arrivant à échéance prochainement après l'annonce de résultats solides plus tôt cette semaine. Le fabricant de médicaments empruntera pour 3,815 milliards $US et 750 millions $US respectivement en obligations garanties et non garanties, selon un communiqué paru hier. Le produit servira à refinancer un emprunt à long terme de la société, ses billets à 5,375 pour cent et 6,375 pour cent échéant en 2020, ses billets à 6,75 pour cent échéant en 2021 et ses billets à 7,25 pour cent échéant en 2022. Valeant cherche aussi à modifier son contrat de crédit existant pour prolonger l'échéance de sa facilité de crédit renouvelable à cinq ans à partir de la date de signature, ainsi qu'à modifier certaines clauses restrictives pour améliorer la souplesse opérationnelle, explique la société dans son communiqué, sans divulguer quels pourraient être ces changements. Certaines des obligations que Valeant essaie de refinancer sont assorties des dispositions les plus restrictives en ce qui concerne la dette garantie supplémentaire que la société peut contracter, selon Covenant Review dans un bulletin du 10 avril.

Les actions d'Enbridge Inc. sont sur le point d'enregistrer leur gain le plus important en deux jours cette année après l'annonce de résultats du pipelinier géant au premier trimestre qui dépassaient les prévisions des analystes et l'aboutissement de ses projets de vente d'actifs en avance sur son calendrier. Profitant de volumes d'expédition élevés par son réseau d'oléoducs principal au Canada et de l'entrée en service de nouvelles capacités, Enbridge a déclaré jeudi un bénéfice rajusté de 82 cents par action au trimestre écoulé. Les analystes avaient tablé sur 67 cents, en moyenne. Les résultats sont tombés au lendemain de l'annonce par la société de Calgary de la vente de 2,5 milliards $US d'actifs, ce qui aide à financer son programme d'investissement en immobilisations et réduit la montagne de dettes accumulées pour l'achat de Spectra Energy Corp. au prix de 28,6 milliards $US l'an dernier. Enbridge avait pour objectif de se départir d'au moins 2,33 milliards $US d'actifs cette année.

États-Unis

Un chiffre clé a disparu du dernier rapport trimestriel d'Apple Inc. Il a aussi disparu des déclarations réglementaires de Netflix Inc., Microsoft Corp., Alphabet Inc., la maison mère de Google, et Oracle Corp. C'est celui des fonds détenus à l'étranger. Ne pas présenter ce chiffre n'est pas contraire au règlement – selon certains fiscalistes, c'est tout à fait logique –, mais la décision pourrait permettre plus difficilement d'évaluer si un des changements fiscaux de l'impôt fédéral de l'an dernier favorise effectivement l'investissement aux États-Unis, comme l'a prétendu l'administration Trump. Apple, de Cupertino, en Californie, qui, fut un temps, était à la tête d'une trésorerie de 252 milliards $US à l'étranger, a dit qu'elle prévoit de rapatrier les fonds, mais ne dévoile plus ses liquidités étrangères depuis septembre. Microsoft a arrêté de le faire à la fin de l'année dernière. Google, Oracle et Netflix ont arrêté de publier ce chiffre cette année. Le régime fiscal sanctionné par le président Trump en décembre exige que les sociétés des États-Unis paient l'impôt sur les réserves de trésorerie détenues à l'étranger. La nouvelle règle a fixé un taux ponctuel de 15,5 pour cent sur les actifs liquides et de 8 pour cent sur les actifs hors caisse ou non liquides. Les paiements peuvent être étalés sur huit ans. Auparavant, les sociétés devaient payer 35 pour cent, mais seulement sur les fonds qu'elles transféraient aux États-Unis.

Nvidia Corp.a déclaré des ventes trimestrielles qui dépassent les attentes, bien qu'une proportion de la demande de ses puissants processeurs graphiques plus importante que prévu provienne du marché volatil des cryptomonnaies. Le fabricant de microplaquettes informatiques a vendu pour 289 millions $US à des opérateurs de cryptomonnaies au premier trimestre, mais ces produits pourraient chuter de deux tiers au cours de la période actuelle, a dit Nvidia. C'est la première fois que la société a précisé quelles ventes étaient reliées au marché des cryptomonnaies – et les actions ont chuté de 3,8 pour cent après la clôture.

Europe

La fenêtre d'opportunité pour hausser les taux d'intérêt avant le Brexit se ferme pour Mark Carney. Alors que la date du divorce de la Grande-Bretagne et de l'Union européenne approche à la fin de mars, sans grandes certitudes sur ses répercussions économiques, les grands argentiers de la Banque d'Angleterre dont le taux de référence n'est qu'à 0,5 pour cent pourraient manquer de marge de manœuvre pour réduire le loyer de l'argent si cela devenait nécessaire. Il ne reste pas beaucoup de temps pour regarnir l'arsenal. Après un vote de 7 contre 2 en faveur du maintien des taux d'intérêt sans changement jeudi, il ne reste aux artisans de la politique monétaire britanniques que sept réunions de fixation des taux – et seulement trois publications des Inflation Reports – avant la date de départ officielle du Royaume-Uni pour rehausser éventuellement les taux d'intérêt. La banque centrale reconnaît aussi que les taux d'intérêt sont encore assez bas pour stimuler la croissance et que l'économie risque la surchauffe. Malgré M. Carney qui assure qu'un resserrement continu, modeste, de la politique monétaire est toujours envisagé, la décision du comité de politique monétaire d'attendre de voir repartir l'élan après un premier trimestre faible conduit maintenant les économistes à se demander si la Banque pourra venir à la rescousse si le Brexit tourne au vinaigre.

Asie

L'économie flamboyante de Hong Kong continue de défier la gravité, écartant les craintes d'un tour de vis de la Fed pour afficher son meilleur trimestre de croissance depuis près de sept ans. Les statistiques parues aujourd'hui révèlent que la plaque tournante financière d'Asie a crû de 4,7 pour cent depuis un an au premier trimestre, ce qui est le chiffre le plus élevé depuis juin 2011 et représente plus d'un point de pourcentage de plus que l'estimation la plus élevée des économistes. Les prix immobiliers élevés ne baissent pas, le tourisme et le commerce ont rebondi alors que l'économie de la Chine continue de tourner rond, et l'effervescence du marché boursier qui est en passe d'enregistrer une des plus grosses émissions d'actions cette année renforce aussi la confiance.

Le propriétaire de Volvo Cars, Zhejiang Geely Holding Group Co., a choisi Citigroup Inc., Goldman Sachs Group Inc. et Morgan Stanley pour le conseiller sur un premier appel public à l'épargne pour le constructeur automobile suédois cette année, selon des personnes proches du dossier. Zhejiang Geely de la Chine et Volvo discutent de la valeur du constructeur suédois qu'ils situent dans une fourchette de 16 à 30 milliards $US dans une vente d'actions, ont dit ces informateurs qui ont revendiqué l'anonymat, parce que les délibérations sont confidentielles. Les sociétés se sont rencontrées en Suède et à Hong Kong ce mois pour débattre d'une double inscription des titres, ont-ils dit. Les actions pourraient être vendues dès cet automne, quoiqu'aucune décision ferme n'ait encore été prise et que les plans puissent changer. Un PAPE est une option, mais la décision appartient au propriétaire, a dit un représentant de Volvo Cars, qui a refusé de commenter davantage. Les représentants de Geely, Citigroup, Goldman Sachs et Morgan Stanley ont refusé tout commentaire.

Tous les articles

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

Ces articles sont transmis uniquement à titre de renseignement. Les placements doivent être sélectionnés en fonction des objectifs de chaque investisseur. Desjardins Courtage en ligne n'émet aucune recommandation quant à un produit, à la pertinence ou à la valeur potentielle d'un placement donné, ou à une stratégie spécifique. Les opinions émises dans les articles sont celles des auteurs et ne reflètent pas nécessairement la position officielle de Desjardins Courtage en ligne.