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Commentaire financier du jour

Canada

Pour beaucoup de Canadiens, l'augmentation des taux d'intérêt est un motif de grogne. Mais pour les 3,4 millions d'emprunteurs à risque du pays, cela pourrait être un désastre. Les emprunteurs aux antécédents de solvabilité boiteux pourraient avoir un accès limité à des fonds d'urgence comparativement aux emprunteurs les plus sûrs, ce qui leur laissera peu de marge de manœuvre quand le coût du service de la dette commencera à monter. Cela les place sur la ligne de feu des récentes augmentations de taux d'intérêt de la Banque du Canada. Jason Wang, vice-président, analyse des risques, chez Progressa, un prêteur non conventionnel qui sert essentiellement des clients à risque, n'a pas encore vu augmenter les paiements en souffrance à cause de la hausse du loyer de l'argent, mais cela pourrait changer, dit-il. Sur les 28,4 millions de consommateurs canadiens qui utilisent activement le crédit, 11,9 pour cent relèvent de la catégorie des emprunteurs à risque, selon les estimations de TransUnion, une des deux agences d'information sur le crédit du pays.

États-Unis

Le prix du pétrole brut a monté alors que les opérateurs digéraient la décision du président Donald Trump de retirer les États-Unis de l'accord nucléaire avec l'Iran. Les producteurs d'énergie ont renfloué les stocks européens et les contrats à terme américains ont aussi monté tandis que le dollar américain a reperdu une partie de son appréciation même si le taux des obligations du Trésor de 10 ans a dépassé les 3 pour cent avant une adjudication d'obligations. Le pétrole West Texas a annulé son repli de mardi pour dépasser brièvement les 71 $ le baril et le Brent est monté à 77 $ alors que le marché prenait acte du message américain enjoignant aux acheteurs de brut iranien de cesser leurs achats dans les six mois.

La menace d'une montée des tensions géopolitiques au Moyen-Orient ébranle la confiance dans le monde et l'inquiétude au sujet de la hausse des taux des obligations du Trésor américain et du renforcement de l'USD se généralise. Une adjudication de 25 milliards $US de billets américains de 10 ans aura lieu aujourd'hui et les investisseurs attendent de voir si les nouvelles obligations auront un coupon de 3 pour cent pour la première fois en plus de sept ans.

Disney a déclaré un bénéfice ajusté de 1,84 $ par action au deuxième trimestre de son exercice, terminé le 31 mars, sur un chiffre d'affaires de 14,55 milliards $US. Ce chiffre a augmenté de 9 % d'une année à l'autre, alors que le bénéfice a grimpé de 23 %. Les résultats ont aussi dépassé l'estimation des analystes qui faisait consensus de 1,70 $ de BPA sur 14,11 milliards $US de chiffre d'affaires, selon FactSet Research Systems Inc.

Europe

Vodafone Group Plc bouscule le paysage fragmenté des médias et des télécommunications d'Europe avec une offre d'achat de près d'un tiers de Liberty Global Plc pour 18,4 milliards € (22 milliards $US), dans le cadre d'un effort mondial pour augmenter son échelle de grandeur alors que les entreprises de télécom doivent investir massivement dans les réseaux et que monte la concurrence des grands acteurs du numérique. Avec l'acquisition des divisions allemande et d'Europe de l'Est de Liberty Global, le chef de la direction de Vodafone, Vittorio Colao, remanie les sphères d'influence d'une manière qui a déjà provoqué une réplique acerbe de son plus proche rival, Deutsche Telekom AG. L'achat, qui est le plus important de M. Colao depuis dix ans qu'il est à la tête de Newbury, la branche de Vodafone en Angleterre, menace le plus grand opérateur du continent, Deutsche Telekom, sur son propre marché.

Burberry Group Plc a enregistré sa plus forte chute en près de quatre mois après la vente par le milliardaire Albert Frère de sa participation de 6,6 pour cent dans le fabricant d'imperméables un peu plus d'un an à peine après l'annonce d'un premier investissement. Le Groupe Bruxelles Lambert SA de M. Frère a dit aujourd'hui qu'il s'attendait à un produit d'environ 498 millions £ (673 millions $US) de la vente. Les actions de Burberry ont été vendues à 1 805 pence chacune, selon des données compilées par Bloomberg, soit à 4,2 pour cent sous leur cours de clôture de mardi. L'action a plongé de 7,8 pour cent à Londres.

Asie

Des heures avant que Walmart Inc. annonce la plus importante acquisition de son histoire, Masayoshi Son, le chef de la direction de SoftBank Group Corp., a éventé la nouvelle dans une salle remplie d'investisseurs et de journalistes à Tokyo. Il a confirmé que le géant américain de la vente au détail s'était engagé à prendre le contrôle de Flipkart Online Services Pvt, le principal acteur du commerce électronique en Inde avec le concours de SoftBank. M. Son a fait ce commentaire au moment où il soulignait le fait que les investissements de son institution rapportaient. La banque japonaise avait investi, par le truchement du Fonds Vision, 2,5 milliards $US dans Flipkart , la valeur de cette participation s'élevant à environ 4 milliards $US, a déclaré M. Son lors d'une réunion ce mercredi. Il n'a pas donné de précisions sur les autres modalités de la prise de contrôle par Walmart. Dans le cadre de l'opération, Flipkart est valorisée à environ 20 milliards $US, selon ce que les personnes au courant du dossier avaient déclaré auparavant.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.