Haut de la page
Tous les articles

Commentaire financier du jour

Canada

Les efforts de Bombardier Inc. pour accroître ses réserves de trésorerie profitent de l'essor du marché immobilier dans la plus grande ville du Canada. Le constructeur d'avions et de trains s'est engagé à vendre son usine de Downsview à Toronto à l'Office d'investissement des régimes de pensions du secteur public du Canada au prix d'environ 635 millions $. La transaction devrait être définitivement close au deuxième trimestre, augmentant les liquidités de plus de 550 millions $ après déduction des coûts, selon un communiqué de Bombardier consacré à ses résultats trimestriels paru ce matin. La vente de la propriété conforte le chef de la direction, Alain Bellemare, dans son objectif de renforcer le bilan de Bombardier, qui est grevé d'environ 9 milliards $ de dettes dues au développement coûteux de l'avion de ligne C Series et du jet d'affaires Global 7000. Bombardier a mobilisé 638,4 millions $ par une émission d'actions en mars, profitant de la plus forte hausse en bourse parmi les entreprises industrielles canadiennes.

Le printemps est enfin arrivé, mais le marché de l'immobilier résidentiel de Toronto reste terne puisque des règles d'admissibilité à des prêts hypothécaires plus strictes et la montée des taux d'intérêt continuent d'en écarter des acheteurs. Les promoteurs immobiliers de la plus grande ville du Canada ont, en avril, connu un de leurs plus mauvais mois depuis 15 ans, avec une baisse des ventes de près d'un tiers depuis un an à 7 792 unités d'habitation, selon les chiffres publiés aujourd'hui par le Toronto Real Estate Board. C'est le plus petit nombre de ventes en avril depuis 2003. Sur une base corrigée des effets saisonniers, les ventes ont chuté quatre mois d'affilée, représentant le plus petit nombre de transactions pour un début d'année depuis la récession de 2009. Les prix ont continué de se stabiliser; les prix de référence, pondérés pour tenir compte des différents types d'habitations, ont augmenté de 0,7 pour cent par rapport au mois précédent. Le segment des appartements en copropriété a aidé à soutenir les prix, bondissant de 10 pour cent depuis un an, à 495 600 $. En revanche, les prix des maisons individuelles ont chuté de 10 pour cent depuis avril 2017, à 927 800 $.

La Société Financière Manuvie. (MFC) a déclaré mercredi un bénéfice au premier trimestre de 1,09 milliard $US. Par action, la société de Toronto a affiché un bénéfice net de 53 cents US. Corrigé de gains non récurrents, le bénéfice s'est établi à 50 cents US par action. Ces résultats dépassent les attentes de Wall Street. L'estimation moyenne de quatre analystes sondés par Zacks Investment Research situait le bénéfice à 49 cents US par action. La société de services financiers a déclaré un chiffre d'affaires de 6,92 milliards $US au cours de la période. Les actions de Manuvie ont baissé de 13 pour cent depuis le début de l'année. L'action a augmenté de 3,5 pour cent au cours des 12 derniers mois.

États-Unis

Le bilan de Tesla était un sujet difficile pour Elon Musk. Alors que Tesla a exprimé sa confiance pour le deuxième semestre de cette année, les flux de trésorerie négatifs ont dépassé 1 milliard $US pour la troisième fois en quatre trimestres. Les résultats étaient aussi plus mauvais que ce qu'avaient prévu la moyenne des analystes, qui tablaient sur une utilisation de 978 millions $US de trésorerie. Tesla affichait une trésorerie de 2,67 milliards $US à la fin du premier trimestre, contre 3,37 milliards $US à la fin de l'année dernière. Toni Sacconaghi de Sanford C. Bernstein, qui attribue à la société une cote équivalente à « conserver », a eu droit aux propos les plus acerbes de M. Musk après une question sur les besoins de capitaux. « Excusez-moi. Suivant. Suivant, a-t-il dit. Les questions ennuyeuses des têtes de bois (bonehead) ne sont pas cool. Suivant ? »

Les gestionnaires de capitaux qui se sont gavés d'obligations de sociétés cette décennie s'inquiètent de plus en plus de savoir comment ils vont pouvoir se débarrasser de leurs positions quand le vent du cycle du crédit tournera, et certains choisissent maintenant d'acheter plutôt des obligations hypothécaires négociées plus activement. La demande d'obligations hypothécaires gouvernementales d'investisseurs en obligations comme BlackRock Inc. et la branche de gestion d'actifs de BNP Paribas SA a été suffisante pour faire de cette catégorie d'actifs un des secteurs obligataires les plus performants cette année aux États-Unis. C'est étonnant avec les forces contraires qui s'abattent sur ce marché de plus de 8 000 milliards $US, dont le projet de la Réserve fédérale de continuer de hausser les taux d'intérêt, réitéré hier, et la réduction des titres de créance détenus par la banque centrale. L'avantage des obligations hypothécaire est qu'elles se négocient activement. En moyenne, quelque 221 milliards $US de ces titres ont changé de mains en avril, comparativement à environ 32 milliards $US dans le cas des obligations de sociétés, selon la Securities Industry and Financial Markets Association, un groupe professionnel. La liquidité permet aux gestionnaires de capitaux d'avoir plus d'actifs qu'ils peuvent vendre facilement quand leurs clients veulent retirer leurs fonds.

Europe

BP Plc envisage l'acquisition d'une partie des actifs énergétiques de BHP Billiton Ltd. La grande pétrolière britannique chercherait à investir davantage dans les hydrocarbures de schistes, selon des personnes bien informées du dossier. La société de Londres travaille avec Morgan Stanley qui la conseille sur ce projet, ont dit ces interlocuteurs, qui ont revendiqué l'anonymat, parce que l'affaire est confidentielle. BP songerait à s'allier à d'autres repreneurs ou à échanger des actifs classiques  – des gisements dont le pétrole et le gaz remontent plus facilement à la surface que dans les schistes  – avec BHP. Aucune décision ferme n'a encore été prise et BP pourrait décider de ne pas faire une offre formelle. Des porte-parole de BP, BHP et Morgan Stanley ont refusé de commenter l'affaire. BHP vend 800 000 acres nettes dans les bassins Eagle Ford, Permian, Haynseville et Fayetteville dont elle dit qu'elles valent au moins 10 milliards $US. La société s'apprête à céder ces actifs en un maximum de sept lots, dont trois dans le bassin Permian très prisé, selon les dires de personnes proches du dossier ce mois. On ne sait pas lesquels de ces actifs intéressent BP.

Asie

Xiaomi Corp., qui vise à épater en prévision de ce qui pourrait être le plus important appel public à l'épargne depuis 2014, a révélé un rythme de croissance échevelé qui l'aidera à rivaliser avec Apple et Samsung sur le marché mondial des téléphones intelligents. Le fabricant chinois de téléphones intelligents a déposé une demande de PAPE à Hong Kong jeudi, donnant le coup d'envoi d'un processus qui devrait mobiliser au moins 10 milliards $US et qui confère une valeur de 100 milliards $US à la société qui n'a que huit ans. Cela donne un aperçu du fonctionnement interne de la société contrôlée par le milliardaire Lei Jun, et de ses hauts et bas depuis qu'elle a pratiquement disparu des radars en 2016.

L'indice boursier de référence de l'Inde a chuté, suivant les actions asiatiques à la baisse, après que la Réserve fédérale a dit que l'inflation était proche de son objectif, sans indiquer la nécessité de s'écarter de sa trajectoire de resserrement graduelle de la politique monétaire. Les investisseurs attendaient aussi un certain nombre de rapports trimestriels de sociétés inscrits au calendrier. L'indice S&P BSE a perdu 0,2 pour cent pour s'établir à 35 103,14 à la clôture à Bombay, mettant fin à quatre jours de hausse. Wipro Ltd. et Kotak Mahindra Bank Ltd. ont le plus plombé l'indice, chutant d'environ 2 pour cent. Tous les 19 sous-indices compilés par BSE Ltd. sauf trois ont battu en retraite, entraînés par les promoteurs immobiliers et la technologie de l'information. « Les actions indiennes continueront de rester sous pression alors que les investisseurs scrutent une série de résultats d'entreprises », dit Amar Ambani, chef de la recherche chez ‎IIFL Investment Managers.

Tous les articles

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

Ces articles sont transmis uniquement à titre de renseignement. Les placements doivent être sélectionnés en fonction des objectifs de chaque investisseur. Desjardins Courtage en ligne n'émet aucune recommandation quant à un produit, à la pertinence ou à la valeur potentielle d'un placement donné, ou à une stratégie spécifique. Les opinions émises dans les articles sont celles des auteurs et ne reflètent pas nécessairement la position officielle de Desjardins Courtage en ligne.