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Commentaire financier du jour

Canada

RBC a émis des obligations au Canada et aux États-Unis cette semaine. Son émission sur le marché intérieur fait bondir les ventes depuis le début de 2018 à un niveau record pour cette époque de l'année. La banque a vendu pour 3 milliards $US de titres sur le marché américain mardi et a donné suite avec la vente de 2 milliards $CAN de billets de dépôt de cinq ans au Canada jeudi. Cela porte le total des transactions de cette année à un peu moins de 41 milliards $CAN, plaçant le marché sur une trajectoire qui lui fera dépasser le record de l'an dernier de près de 110 milliards $CAN.

États-Unis

La deuxième exemption temporaire des droits de douane sur les métaux accordée par le président Donald Trump au lieu d'une annulation définitive que la plupart souhaitaient a été accueillie froidement par des alliés économiques clés des États-Unis. Lundi soir tard, l'administration a retardé au 1er juin l'entrée en vigueur de droits de 25 pour cent sur les importations d'acier et de 10 pour cent sur celles d'aluminium pour l'Union européenne, le Mexique et le Canada.

En ce début du mois de mai, l'expansion économique américaine est devenue la deuxième plus longue enregistrée dans l'histoire du pays. Ce jalon a été atteint alors que la Réserve fédérale s'apprêtait à ouvrir deux jours de réunion à Washington ce matin. Après la progression lente, mais régulière de huit ans et dix mois, la plupart des pans de l'économie semblent résilients. La banque centrale a maintenu les coûts d'emprunt à un niveau historiquement bas depuis que les États-Unis se sont extirpés de la récession au milieu de 2009. On s'attend à ce que les taux d'intérêt soient maintenus à leur niveau actuel cette semaine puis relevés graduellement par la suite. Pendant ce temps, le président Donald Trump parie sur l'accélération de la croissance avec des réductions d'impôt et des dépenses publiques qui atteindront 1 500 milliards $US.

Les nouveaux médicaments de Pfizer Inc. ont de nouveau brillé au cours du dernier trimestre, malgré la relative lenteur de l'ensemble des ventes, ce qui a valu un répit au fabricant de médicaments alors que les investisseurs continuent de faire pression en faveur d'une transaction et du renforcement de son pipeline de projets. Le bénéfice par action du premier trimestre s'est établi à 77 cents, compte non tenu de certains éléments, comparativement à une moyenne de 75 cents des estimations des analystes sondés par Bloomberg. Le chiffre d'affaires a augmenté de 1 pour cent à peine à 12,9 milliards $US, moins que les 13,1 milliards $US prédits par les analystes. Les ventes du segment médical innovateur de Pfizer, qui comprend les plus nouveaux médicaments, ont augmenté de 6 pour cent depuis un an. Le chiffre d'affaires de l'unité consommateurs en cours de réexamen a crû de 7 pour cent.

Europe

En avril, le secteur manufacturier du Royaume-Uni a connu une décélération plus forte que prévu et, en mars, les consommateurs ont contracté des emprunts au rythme le plus faible enregistré depuis cinq ans et demi, signe de plus que la piètre performance de l'économie au premier trimestre pourrait se prolonger.

Asie

En avril, l'économie chinoise a crû à un rythme qui, bien que sans éclat, a été constant, les nouveaux moteurs de croissance comme Internet, les logiciels et les services TI et les anciens comme la construction ayant affiché d'excellents résultats. Les indicateurs prospectifs des nouvelles commandes ont fléchi, ce qui aide à comprendre la volonté d'infléchir la tendance que recèlent les mesures annoncées dernièrement. Les signes d'essoufflement de la relance de la production se multiplient – une mauvaise nouvelle pour les bénéfices des sociétés et un obstacle de plus au désendettement de celles-ci.

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L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille

Michel Doucet

Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.

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