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Commentaire financier du jour

Canada

La Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada a réduit ses prévisions de bénéfices, invoquant les dépenses additionnelles nécessaires pour éliminer des goulots d'étranglement. Le bénéfice rajusté de cette année s'établira entre 5,10 $ et 5,25 $ par action, selon un communiqué du CN de lundi, 15 cents de moins aux deux bornes de la fourchette que dans la projection antérieure. Les analystes s'attendent à ce que le CN rapporte 5,19 $, selon la moyenne des estimations compilées par Bloomberg. La révision à la baisse des prévisions souligne le défi de la plus grande société ferroviaire du Canada pour faire face à une explosion du fret qui a ralenti l'exploitation et soulevé la colère de clients des secteurs agricole et pétrolier. Le CN a augmenté son budget d'investissements en immobilisations 2018 de 6,3 pour cent, à 3,4 milliards $.

Teck Resources Ltd. a dit qu'elle a réduit la production de charbon après que des problèmes des installations de Westshore Terminals Investment Corp. en Colombie-Britannique ont ralenti les expéditions. La forte demande de charbon métallurgique aurait permis à la plus grande société minière du Canada de dépasser ses prévisions de vente initiales de 6,5 millions de tonnes au cours du trimestre terminé en mars.

Le pétrole a augmenté un troisième jour de suite avec la flambée des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la prévision d'une baisse des stocks de brut aux États-Unis. Les contrats à terme à New York ont grimpé de 1 pour cent et sont en passe d'atteindre le cours de clôture le plus élevé depuis la fin de 2014. Un indicateur de la volatilité du pétrole a enregistré sa plus forte hausse en deux semaines devant la crainte que le président Donald Trump réimpose des sanctions à l'Iran, alors que les frictions entre la République islamique et l'Arabie saoudite, deux membres de l'OPEP, ont augmenté avec une nouvelle explosion de violence au Yémen.

États-Unis

L'activité de publicité numérique de Google a enregistré une forte croissance au premier trimestre, où les dépenses ont explosé. Le bond de 23,5 % des revenus d'une année à l'autre compte non tenu des coûts d'acquisition d'achalandage représente le meilleur taux de croissance depuis le milieu de 2014. Les dépenses en immobilisations ont été multipliées par plus de trois, à 7,7 milliards $US. Cela comprenait un important investissement en immobilier et des investissements dans les activités d'infonuagique et de matériel de Google. Le chef des finances de Google, M. Porat, a averti que les dépenses augmenteront, notamment pour l'infrastructure informatique, comme des centres de données et des puces informatiques, alors que Google continue de développer son secteur d'infonuagique. Les coûts d'acquisition d'achalandage de Google ont continué d'augmenter, s'établissant à 6,3 milliards $US au premier trimestre. Le chef de la direction, M. Pichai, a dit que le secteur des appareils de Google est à deux ou trois années de l'échelle de grandeur voulue. Pour la première fois, Alphabet a dévoilé plus de détails sur ses énormes participations dans des entreprises à capital fermé comme Uber. Elle a déclaré un gain de 3 milliards $ sur ses participations au premier trimestre.

Coca-Cola Co. obtient des résultats dans ses efforts pour dégraisser son exploitation et relancer ses produits à destination de clients soucieux de leur santé. La société a déclaré des ventes qui ont dépassé les estimations des analystes au premier trimestre, aidée par les versions modernisées de ses marques peu caloriques de base et un portefeuille croissant de produits appartenant à de nouvelles catégories autre que les boissons gazeuses. Coca-Cola d'Atlanta vend depuis des années les entreprises d'embouteillage dont elle était propriétaire pour se recentrer sur les activités de marketing et de formulation. Après une longue période de transition, la stratégie porte enfin ses fruits. La société annonce qu'elle est en bonne voie d'atteindre ses objectifs pour l'ensemble de l'exercice. Les actions avaient augmenté de 1,5 pour cent à 7 h 04 dans les opérations avant l'ouverture à New York. L'action était en baisse de 4,1 pour cent cette année jusqu'à la clôture de lundi. Le bénéfice ressort à 47 cents par action, à l'exclusion de certains éléments, dépassant les estimations des analystes de 46 cents en moyenne. Le chiffre d'affaires s'est établi à 7,6 milliards $, comparativement à des estimations de 7,35 milliards $.

United Technologies Corp. a revu à la hausse ses prévisions de bénéfice pour 2018 alors qu'elle s'apprête à conclure une de ses plus grosses acquisitions à ce jour dans le secteur de l'aérospatiale. Le bénéfice rajusté s'établira à 6,95 $US à 7,15 $US par action. La fourchette précédente était de 6,85 $ à 7,10 $. Wall Street s'attend à 7,07 $ par action, selon Bloomberg. L'amélioration des perspectives donne à United Technologies un coup de pouce avant une transformation de la société. Celle-ci espère conclure l'acquisition de Rockwell Collins Inc. au prix de 23 milliards $US au cours des prochains mois, une transaction qui donnerait naissance à un fournisseur géant de pièces pour des aéronefs.

Europe

L'action de Santander a accusé un repli de 3,1 % (le plus important sur un mois), ce qui a fait baisser l'indice bancaire Stoxx 600 après des résultats mitigés faisant état d'une solide performance dans les pays émergents annulée par la faiblesse de la situation des fonds propres et des résultats en Espagne.

Asie

D'Indonésie en Inde, les banques centrales des pays émergents sont de plus en plus incitées à soutenir leurs monnaies face à un dollar américain en hausse.

Les actions japonaises se sont appréciées, stimulées par le recul du yen, après la montée des taux d'intérêt du Trésor américain et la publication de données indiquant que l'économie des États-Unis restait forte.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.