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Banque Canadienne Impériale du Commerce (CIBC)

Doug Young, CFA, analyste

  • CIBC Bank USA est un vecteur de croissance potentielle
  • L'action de la CIBC procure un rendement en dividendes d'environ 4,8 %, soit le meilleur rendement des six grandes banques canadiennes
  • Son évaluation est intéressante à l'heure actuelle

Comptant parmi les six grandes banques du Canada, la CIBC poursuit ses activités principalement au Canada et aux États-Unis. La banque effectue des investissements importants dans ses services bancaires canadiens, notamment par l'embauche de nouveaux conseillers en prêts hypothécaires (qui se traduit par une croissance des prêts hypothécaires sans pareille au sein de l'industrie) et des investissements pour rehausser sa plateforme de technologies et son réseau de distribution.

L'année dernière, la banque a fait l'acquisition de PrivateBancorp (rebaptisée CIBC Bank USA ultérieurement), ce qui constitue un vecteur de croissance potentielle. Les activités américaines ont surpassé les prévisions consensuelles au cours des deux derniers trimestres, et nous croyons que cette solide performance est susceptible de se poursuivre si la banque parvient à réaliser les synergies qui sont attendues de l'acquisition. La direction mise sur le développement de relations d'affaires avec la clientèle des deux côtés de la frontière, et dans cette optique, nous considérons que l'acquisition ouvre la voie à un bassin de nouveaux clients auxquels la CIBC n'avait pas accès auparavant.

Nous estimons que le titre de la CIBC s'échange selon une valorisation intéressante – soit à 9,7x le ratio anticipé Cours/bénéfices (par opposition à un multiple moyen historique de 9,9x et une moyenne de 11,0x pour les comparables). Par ailleurs, si les choses pour la CIBC Bank USA se déroulent comme prévu par la direction, nous pensons que l'action de la CIBC pourrait tirer parti d'un rehaussement de son multiple d'évaluation.

Cela dit, nous demeurons préoccupés par certains éléments. D'une part, on pense aux risques d'intégration de la CIBC Bank USA dans la mesure où la direction ne parviendrait pas à réaliser les synergies attendues. D'autre part, la banque a reçu un avis de nouvelle cotisation de l'Agence du revenu du Canada, qui lui refuse certaines déductions prises dans le passé; cette cotisation potentielle risque de jeter de l'ombre pour bon nombre d'années encore. Nous pensons cependant que les prévisions de la société tiennent déjà compte de ces facteurs.

La CIBC constitue notre deuxième choix parmi les titres des banques canadiennes, après Banque Scotia. Le cours de son action a subi un repli de l'ordre de 10 % depuis le début de l'année, mais nous croyons qu'il pourrait amorcer un rattrapage en 2018. Notre recommandation en est une
d'Achat–Risque moyen avec un cours cible de 134 $ CA.

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Doug Young

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