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Transat A.T. inc.

Benoit Poirier, CFA, MBA, Analyste

  • Les données fondamentales sont solides dans le marché transatlantique, où Transat domine la concurrence au niveau des parts de marché
  • Les liquidités abondent par suite de la vente de la participation minoritaire de Transat dans Ocean Hotels conclue au début du mois
  • Du côté des destinations soleil, le contrecoup des ouragans serait apparemment gérable et l'appréciation du dollar canadien devrait profiter à Transat durant la saison hivernale

Établie à Montréal, Québec, Transat est un voyagiste international intégré qui compte parmi les plus grands en Amérique du Nord, ayant à son bord quelque 5 000 employés. La société se spécialise dans la mise sur pied de forfaits de voyage vers des destinations soleil et des destinations européennes. En 2016, Transat a transporté 2,1 millions de passagers par l'entremise de sa flotte exploitée par sa filiale, si bien qu'elle occupe le deuxième rang au chapitre de la capacité sur le marché transatlantique et le marché des destinations soleil. À partir de 19 aéroports au Canada, Transat offre des vols directs vers 35 destinations soleil et 27 villes européennes. En 2016, le chiffre d'affaires de la société s'est élevé à 2,9 G$ CA.

Les perspectives s'annoncent bonnes pour le 4e trimestre de l'exercice financier 2017 (4T EF17) – qui se termine le 31 octobre – tout comme pour l'hiver prochain. La direction a récemment mentionné que les tarifs du marché transatlantique (le plus grand contributeur aux résultats du 4T) s'étaient jusque-là accrus de 3,2 % par rapport à la même période de l'exercice précédent. Pour le 4T de l'EF17, Transat s'attend à ce que le résultat opérationnel ajusté s'apparente à celui réalisé au 4T de l'EF15 (70,8 M$ CA), ce qui représente toute une amélioration par rapport au dernier exercice.

En ce qui a trait à la prochaine saison hivernale, notons que la capacité de l'industrie est en hausse de 7 %, tandis que la progression s'élève à 8 % dans le cas de Transat. S'il est trop tôt pour tirer des conclusions, notons simplement que l'appréciation du huard est susceptible d'avoir une incidence positive sur les résultats de Transat, sachant qu'une large part de ses coûts sont en dollars américains. Malgré les bouleversements engendrés par les ouragans, les choses semblent désormais se tasser du côté de l'exploitation des destinations soleil, et la direction ne prévoit pas d'incidence marquée sur ses résultats financiers. Elle s'attend d'ailleurs à ce que les hôtels soient prêts pour la haute saison qui s'amorce à la mi-décembre.

Conformément au plan stratégique de 2015-2017, la direction est en bonne voie d'atteindre les 100 M$ CA en réductions de coûts et améliorations de marges d'ici la fin de l'EF17. De plus, elle a récemment annoncé la signature d'un accord de sept ans avec Thomas Cook Group Airlines prévoyant l'échange d'appareils sur une base saisonnière. Cet échange permettra à Air Transat de gérer et d'utiliser sa flotte plus efficacement; à terme, celle-ci sera uniquement composée d'appareils Airbus (A321 et A330). Au cours de la dernière année, la direction a permis de dégager de la valeur pour les actionnaires par la vente de ses activités de voyagiste en France et en Grèce pour la somme de 93 M$ CA de même que par la vente de sa participation minoritaire dans Ocean Hotels pour une contrepartie de 188 M$ CA. L'annonce d'un nouveau plan stratégique pour 2018-2020 est attendue au cours de l'hiver 2018, et nous sommes confiants qu'il inclura d'autres mesures visant à créer de la valeur pour les actionnaires.

Nous établissons notre cours cible de 15,00 $ CA pour l'action de Transat à partir d'une approche de valorisation prudente faisant intervenir : 1) un montant de 190 M$ CA tiré de la participation de Transat dans Ocean Hotels (5,20 $ CA/action); 2) un excédent de liquidités de 160 M$ CA à la fin du 4T de l'EF17 (4,38 $ CA/action); et 3) un multiple de 2,5x appliqué au BAIIA estimé de l'EF17 pour tenir compte de l'imposante amélioration notée au chapitre de la rentabilité (5,75 $ CA/action).

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