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Les rudiments de l ’analyse technique
Rédigé avec la contribution de Brandon Larson, Conseiller, développement des affaires, DisnatDirect.
L’analyse technique consiste à examiner les cours historiques des actions dans le but d’en prédire l’évolution ultérieure. On appelle souvent chartistes les spécialistes de l’analyse technique, étant donné qu’ils utilisent presque exclusivement des graphiques. L’astuce consiste à trouver, parmi les centaines de méthodes d’analyse technique disponibles, celles qui seront les plus productives pour vous.
La plupart des investisseurs ont recours soit à l’analyse technique soit à l’analyse fondamentale, ou alors à une combinaison des deux approches. L’analyse fondamentale est une méthode permettant de formuler une prédiction concernant les mouvements futurs d’un titre, principalement à l’aide de données quantitatives. Ces dernières proviennent généralement des divers rapports publiés par l’entreprise et peuvent comprendre les bénéfices courants et antérieurs, les réserves prouvées et probables, etc.
Les analystes techniques seront à l’affût des tendances, sur lesquelles ils se baseront ensuite pour prévoir l’évolution des cours. Ces tendances peuvent être décelées à l’aide de différentes sortes de graphiques, notamment avec des graphiques en chandeliers et à barres, de même qu’avec des moyennes mobiles et les niveaux de support et de résistance. Étant donné que l’analyse technique consiste à détecter les tendances et à donner des signaux d’achat et de vente, nombre d’analystes prendront leurs décisions relativement à un titre sans même connaître les activités de la société émettrice.
Pour analyser un titre en particulier, on peut avoir recours à divers types de graphiques. Toutefois, les deux les plus courants sont les graphiques OHBC (ouverture, haut, bas et clôture) et les graphiques en chandeliers.
Les graphiques OHBC indiquent les cours d’ouverture et de clôture, de même que les cours maximaux et minimaux pour la période. Une lacune importante des graphiques OHBC provient du fait qu’il peut s’avérer laborieux de repérer si le titre a clôturé en hausse ou en baisse en regard du cours d’ouverture pendant la période sous examen.

Les graphiques en chandeliers indiquent clairement le sens de l’évolution du titre pendant une période donnée. Le graphique en chandeliers ajoutera aux renseignements que l’on retrouve habituellement sur les graphiques OHBC des corps vides ou pleins pour indiquer les mouvements des cours. Si la zone entre le cours d’ouverture et le cours de clôture (le corps) de la journée est vide (sans couleur), alors le titre a clôturé en hausse. Par contre, si cette même zone est pleine, le titre a clôturé en baisse. Cela peut aider considérablement l’analyste à appréhender rapidement la tendance d’un titre.

Les lignes (filaments) au-dessus et au-dessous du corps d’une chandelle indiquent respectivement le haut et le bas pour la période retenue. S’il n’y a qu’un filament au-dessus du corps et rien en dessous, ou alors, inversement, seulement un filament en dessous et rien au-dessus, on obtient une configuration appelée « marteau ».
Sur le graphique d’un titre, qu’il soit de type OHBC, en chandeliers ou d’un autre type, les chartistes ajouteront souvent des moyennes mobiles. Ces dernières sont généralement calculées à partir des cours de clôture antérieurs d’un titre, et elles servent à la prédiction de ses mouvements ultérieurs. La moyenne mobile se définit comme la moyenne des cours de clôture sur une période déterminée. Ainsi, une moyenne mobile sur 50 jours inscrite sur un graphique correspondra à la moyenne des cours de clôture pendant les 50 derniers jours. Une approche couramment utilisée consiste à avoir recours à deux moyennes mobiles différentes, par exemple, l’une calculée sur 15 jours et l’autre sur 50 jours. Lorsque la moyenne mobile sur 15 jours croise celle de 50 jours dans un mouvement haussier, cela donne généralement le signal d’un mouvement positif des cours, autrement dit un signal d’achat. Par contre, si la moyenne mobile sur 15 jours croise celle de 50 jours lors d’une tendance baissière, cela renvoie habituellement à un mouvement négatif des cours, un signal de vente.

En plus des moyennes mobiles, beaucoup d’analystes techniques utilisent des bandes de Bollinger. Il y a généralement trois tracés sur un graphique qui contient des bandes de Bollinger : le tracé délimitant la bande supérieure, celui de la bande inférieure et la moyenne mobile entre les deux. Les bandes supérieure et inférieure sont fixées à partir de l’écart-type, qui est lié à la volatilité. Plus les bandes supérieure et inférieure sont larges, plus grande est la volatilité; inversement, une volatilité moindre est indiquée par un resserrement des bandes.
Tous les types d’indicateurs, incluant ceux évoqués précédemment, peuvent être classés en deux grandes catégories : les indicateurs retardés (rétrospectifs) et les indicateurs avancés. Les indicateurs retardés suivent les tendances (sur des périodes longues) et sont très fiables lorsque le titre sous-jacent manifeste une tendance très marquée. Les indicateurs retardés sont conçus pour mettre aux investisseurs de prendre une position et de la conserver aussi longtemps que la tendance se maintient. Les indicateurs retardés ou rétrospectifs ne sont guère efficaces dans un marché relativement stationnaire (lorsqu’il oscille à la hausse et à la baisse), et ils réagissent tellement lentement qu’ils ne décèleront pas le début d’un mouvement des cours nécessitant une prise ou une liquidation de position à temps pour réaliser un gain.
Les moyennes mobiles, simples ou exponentielles, et les bandes de Bollinger sont des indicateurs retardés parce qu’ils suivent (avec un décalage donc) les cours et ne donneront qu’ultérieurement un signal d’achat ou de vente lorsque le mouvement se maintient. C’est seulement lors de tendances boursières très prononcées que les indicateurs retardés seront fortement susceptibles de permettre des gains intéressants.
Les indicateurs avancés donnent rapidement des signaux fiables lorsque les titres sous-jacents forment un support ou une résistance, ou en traversent les niveaux. Les indicateurs avancés (qui ont généralement des périodes de référence courtes) sont conçus de façon à anticiper les cours plutôt qu’à les suivre. Un indicateur avancé mesure généralement une sorte de momentum des cours sur une certaine période rétrospective fixe, assez courte, correspondant à un certain nombre de périodes de calcul de l’indicateur. Le momentum quantifie le taux de variation du titre sous-jacent, de telle sorte que lorsque ses cours montent, le momentum augmente également. Mais les indicateurs avancés peuvent donner de faux signaux hâtifs d’achat ou de vente, car ils sont parfois trop sensibles et peuvent réagir trop rapidement.
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